WASTED #2 – 2/3 septembre 2005 – Berlin

Publié le par Guarrano Loco

 

 

7 mois après la (paraît-il) excellente 1ère édition de la soirée Wasted, les deux compères Jason Forrest et Peter Votava en remettent une couche avec ‘2 more days of breakcore’ la soirée WASTED 2 qui se déroulait les 2 et 3 septembre 2005 au club MARIA à Berlin.

 

Grâce aux nouvelles subventions accordées aux Krasheurs depuis peu par notre chère préfette alliée aux représentants bretons de l’église catholique et à vos impôts (sous la dénomination ‘aide pour picoler à l’étranger et plus Place St-Anne, merci ‘ - nda), nous avons pu faire les 1421 Kms pour vous.

 

 

 

Malgré les 15h30 de route, on arrive plutôt en forme dans la capitale de la bière et des saucisses, l’excitation suscitée par l’incroyable line up de la soirée y étant pour beaucoup (cela ne nous empêchera pas de prévoir les vitamines au cas où…). Dès notre arrivée, la vodka/red bull coule à flots dans nos gosiers poussiéreux (et ce n’est qu’un début…).

 

Nous voici donc le vendredi soir au club Transmediale, plus connu sous le nom de Maria, au bord d’une rivière dont j’ai oublié le nom, en plein cœur de Berlin la magnifique… La salle est énorme, ambiance gros club… moiteur nous voilà … mmmh… ça commence fort, on rentre gratis (danke meine freunde), évitant les 10 / 15 neurones pour un soir ou 20 pour les deux…

 

A peine arrivés, (ça monte…) éblouis par les projections d’images sur les murs, on a déjà (presque) raté le premier set assuré par TERROR AND MAYHEM, deux des compères du collectif Breakcore Gives Me Wood (from Belgium), qui ont apparemment fait un bon mix break (??). On continue après quelques dizaines de bières (à 2.50 EUR, pas trop mal pour un ‘club’ ? oui mais cher pour l’Allemagne quand tu vois les 50cL à O.65EUR en épicerie) avec AMBOSS (aka SPEEDHALL / KooL.POP, Mindbender, Restroom). Le jeune schleu nous sort un live laptop de breakcore assez speed. « Oun pocito basique ? plutôt bien senti ! », nous assurant du même coup que cette soirée sera une de celles ‘qui rigolent pas’… BIM ! , on enchaîne avec ELECTRIC KETTLE (signalons au passage les interventions/présentations entre chaque artiste de Jason Forrest, chauffeur de salle incroyable qui nous passera tout au long des deux soirs des petites sélections de scuds ultra efficaces en sautant partout, hurlant, langue pendante (non non il a pas pris de taz), un vrai petit (gros ?) Charlie Oleg du breakcore, croyez moi)… Donc, disais-je, ELECTRIC KETTLE arrive (rappelons pour les infâmes incultes que vous êtes qu’il a sorti des disques sur Peace Off et Combine… pour l’instant…) et là, oh mama mìa que c’est bon ! Le rennais casse tout avec un live mémorable de ultra-speed-cutted-up breakcore (un de ses meilleurs pour moi) accompagné d’une chorégraphie entre la danse hawaïenne et la polka, presque à poil, du très très bon Kettle… autant vous dire que la salle est d’ores et déjà chauffée à blanc, il est à peine 1h30, aïe aïe aïe !

 

Hop, on change de style avec ÜBERGANG (Christoph De Babalon + GG), un petit set de 35 min de grosse montée de noize/break/guitare, pur new style de très grande qualité, murs de sons hallucinants, on est obligés de s’éloigner des baffles, ça fait mal, on adore, un nouveau groupe à surveiller (bientôt sur le label LowRes)…

 

Apparaît ensuite l’horrible DOORMOUSE (boss du label Addict), live comme d’hab pas mal du tout avec ses tracks hardcore alliées à ses chants de crooner bien connus, bref, du DOORMOUSE, accompagné au bout d’un moment par les scratches hallucinants de l’horrible (lui aussi) BASECK (Addict, Darkmatter soundsystem), qui enchaîne direct après avec un mix de grande qualité, du break mélangé à tout et n’importe quoi avec brio. Là, désolé, je m’attarde plus trop car les vitamines faisant leur effet, je traîne complètement saoul dans les backstages et blablablablablablabla, je rate le live de EITERHERD (Widerstand, Praxis) qui apparemment est passé très vite de ses morceaux break assez durs à ses remixes de dance qu’on connaît bien (cf. Anonymously EP), selon mes compères, assez (voire très) chiant (je veux bien les croire)… Suit ensuite JASON FORREST (aka DONNA SUMMER / Cock Rock Disco) avec un mix dont je n’ai rien retenu précisément, si ce n’est que ça avait l’air d’être de très bonne qualité, si on aime le hyper dance floor, hyper rapide, bref, du bon du bon (du bonnet ?)….

 

« C’est bon vous pouvez partir maintenant ». On erre quelques heures en cuvant, on dort (pas tous !!!) et c’est reparti directement pour le samedi soir…

 

Dur dur donc, mais LFO DEMON (Sprengstoff) nous sert un bon mix d’ 1h30 de break rétrospective, passant du hiphop au breakcore par le punk rock… Ça commence très fort encore une fois… Là, surprise, j’aperçoit le line up et me rend compte que quelques artistes ne joueront que 45 min au lieu des 60 annoncées mais rassurez vous, tout ça pour laisser un peu de place à des nouveaux venus (les japonais notamment)…

 

DRUMCORPS (Death$ucker) aka AARON SPECTRE enchaîne, live entre le grind et le break core, il envoie des rafales de kicks et des roulés de grosses caisses, des gros riffs de guitares, oh my god ça tabasse !!! (quelques rennais sont au milieu du pogo… ils perdent 1 kilo par minute… ça leur fera pas de mal)… il n’est que minuit 30… ouch ! Suit ensuite la première surprise, DEV/NULL (Spengstoff, Mutant Sniper, Mirex, Tiggerbeat 6, …) avec un live de ¼ d’heure de speed breaks mutants, très bon. Arrive le japonais DJ SCOTCH EGG (Adaadat, Wrong Music) qui, comme son nom ne l’indique pas, fait un live avec deux Gameboys, un mic et dieu sait quelles autres machines, du très grand, de la mélodie enfantine obsessionnelle, du speedcore, du noise, des hurlements, ça dure 20 minutes mais c’est bueno !!! Suit BONG RA (Ad Noiseam, Clash, …) avec un live un peux moins chiant qu’à l’Antipode (remember ?), du break moins gabber mais un peu quand même, ça me saoule, j’écouterai pas tout son set…

Arrive ensuite la 2è surprise de ce week-end de fous, la japonaise DODODO, déguisée en je sais pas quoi (ça doit être japonais la nuque longue inversée !), elle aussi sort un live de 15 minutes ultra speed, avec pareil des mélodies triturées, ‘à la nipponne’ en plus trashy, du kick à 250 bpm en veux-tu en voilà, ovationnée avec Scotch Egg, ça brûle dans la salle ! On enchaîne (ça va vite !) avec un autre japonais, OVE NAXX (Soot, Adaadat), live bizarroïde break-hardcore à la japonaise, pas mal du tout mais un peu moins bon pour moi que ses compères, surtout que lui on l’attendait au tournant…

 

Après c’est XANOPTICON qui s’y colle (Hymen, Mutant Sniper, …), c’est cool, pas de répit, gros breaks mutants ultra rapides sans pause, jamais (au grand soulagement des MDMA addicted !!)…

 

Là, j’en peux plus mais oh, qui apparaît sur scène, I:GOR (Ambush, Low Res, Hangars Liquides). Le polonais commence son live avec du ragga-breakcore (horreur ! mais que fait-il ?) pendant un bon quart d’heure, puis, ça se durcit pour devenir une espèce de break noize décousu ultra violent à 250 bpm (autant vous dire tout de suite qu’à côté, le harsh c’est du pipi de chat, si si isAAAc, je t’assure !), on adore, la salle est sur le cul, ambiance danse épileptique pour tout le monde… Aaaaaah, dieu que c’est bon…. Arrive là dessus PARASITE (Death$ucker, Peace Off). Comment va-t-il faire avec ses mixes de reggae-jungle à enchaîner sur I:GOR ??? Et bien, il s’en sort pas mal, le bougre, je suis pas hyper fan mais force m’est de constater que ça fait du bien de se détendre un peu après le cataclysme du polonais, PARASITE est complètement dans son set, il enchaîne, ça passe….

 

Bon, à ce moment de la soirée (il est 6h00 du mat), tout le monde est calmé, ça traîne au bar, tout doucement, va-t-on enfin pouvoir s’asseoir un peu ???? QUE NENNI mes enfants, car le maître est là, derrière ses platines, et mêmes les plus réticents ne vont pas pouvoir y échapper…. PURE (Praxis, Sub|Version, dOC, Mego, Atmosphear, ……) va faire un set HALLUCINANT, ça commence avec du breakcore très dark, ambiance oldschool Sub|Version, hop, il hypnotise la salle et ne la lâchera plus une seule seconde car ensuite ça déroule, ça se gabberise, c’est du tube surpuissant (pratiquement aucun morceau postérieur à 1995 !!). La salle se re-remplit en un clin d’œil, attirée par le gros kick, hop là, du Ministry, du GTI, (du Prodigy !!) c’est monstrueux ! Mix excellent ! Tout le monde est en transe, des litrons de sueurs dégoulinent sur le sol, ça n’empêche personne de sauter partout, quand tout à coup, un des horribles responsables de la salle oblige Peter à arrêter vers 7h30, malgré les hurlements du public qui proteste (autant vous dire tout de suite qu’en France il se serait pris de la canette en pleine tête…). Mais ach ! Que c’était bon…

 

On rentre enfin à la maison (big up mô-môd !), ça ricane, morts et ravis de ces deux soirs de folie furieuse et de nos acouphènes …

 

Notons au passage que pendant notre séjour et les 2 jours qui suivaient jouaient aussi à Berlin SUDDEN INFANT, DÄLEK, SOCIETY SUCKERS, CANDIE HANK … Et là on se dit, c’est quand la prochaine à Rennes déjà ???

 

 

 

 

Publié dans Musik

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llh 12/01/2006 11:20

pourquoi tout le monde habite à Rennes ?

Bebe Julie 28/12/2005 15:11