KrashReport : potoprens en Payi Ayiti-sa 1

Publié le par yanniG

 

 

    Je me réveille quarante minutes avant l’atterissage. D’avion, on sait qu’on arrive en Haïti quand on passe du survol d’une luxuriante forêt tropicale à celui de hautes collines pelées, grises comme le Mordor de Tolkien.

 

 

    La température est étouffante à la descente de l’avion. Une fanfare aux couleurs du bouillon-cube Maggie joue à l’entrée du hall de l’Aéroport. Je tiens à la main mon ordre de mission tamponné mais quelqu’un m’attend pour me faire couper la file des contrôles si besoin était. Mais les douaniers me font déjà signe. Je passe à la douane, et deux minutes plus tard on m’introduit dans le salon de l’Aéroport, climatisé à quatorze ou quinze degrés je pense, ou alors c’est le contraste. Je frissonne. Superbes tableaux abstraits ou naïfs. Un grand écran de télé, des canapés trop moelleux, un bar à coktails. Des blancs. Carole m’attend dans le salon internet.

 

 

 

    Les douaniers ont bientôt rempli les papiers, à la porte nous attend un commis avec mes bagages qu’il charge dans un 4X4. Carole lui donne un billet et nous prenons la route. On ne voit surtout des 4X4 ou des tap-taps sur la route. Et un tank de la MINUSTAH. Haïti n’a pas d’armée mais 7000 casques bleus stabilisent le pays depuis plus de deux ans.

 

 

    On voit aussi deux femmes en train de tirer une charrette conçue pour un âne. D’un coté de la route des marchands vendent de petits sachets d’eau, de petites boites de lait, de petites doses de sauce.

 

 

 

    Nous arrivons au ministère de l’Agriculture. Nous prenons contact avec les quelques personnes présentes, mais l’heure n’est pas propice. Une centaine de personnes est agglutinée près d’un bâtiment d’où sort la clameur du match Argentine-Allemagne.

 

 

 

    Nous montons ensuite vers Pétionville, où réside Carole. C’est historiquement le quartier bourgeois de Port-Au-Prince, où vit la bourgeoisie haïtienne. Mais entre les livres que j’ai lu sur Haïti et l’été 2006, le président Aristide est parti en laissant un pays sans Etat. Il y a toujours de riches batisses. Mais le centre est maintenant un marché entropique et sauvage. On y avance au pas entre les marchands de mangues, de médicaments, de vêtements… Franklin, le gardien, nous ouvre le portail de la maison coloniale, dont les plus proches voisins sont le tribunal de grande instance et l’Hôtel-bar de Salomon, dormir 50$ momen 30$. Le soir nous allons à la « Kaye de passage », pour une fête où se retrouvent les jeunes coopérants Français, entre un barbecue et une piscine. Discussions, contacts, qui fait quoi…

 

 

 

        J’ai mis la moustiquaire avant de partir, mais pas comme il faut visiblement. Durant un mois je serais l’open-bar des moustiques. Le soir les hauteurs de Pétionville sont infestés des moustiques transmettant le paludisme. Mais en journée, dans la zone poussiéreuse du ministère, les moustiques transmettent la dengue. La dengue je vous en reparlerai. La suite, très vite.

Publié dans yanniG

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

isAAAc 25/11/2006 21:38

humm, Krashtest, nouvelle agence de voyage pour visiter le zoo des pauvres ,
acetez vos places,
après la musique actuelle, voici le voyeurisme néocolonial d'antant...

clap clap clap

yanniG 28/11/2006 10:17

Néocolonial d'antant... Pourquoi d'antant? C'est pas assez moderne à ton goût?

Jacquesb 24/11/2006 16:25

Bonjour
Merci d’avoir réagi à mon fil sur « vos merveilles du monde ».
Il y a un message (Mais qui êtes-vous donc?) qui te concerne sur mon blogue.
Au plaisir de te lire
Jacquesb

http://voyagesasie.over-blog.com/article-4164452.html

David Hervé 24/11/2006 08:47

la suite vite ....
c'est bien calibré, ni trop ni trop peu
je dirais même sobre

yanniG 28/11/2006 10:18

Thanks David. Bientot, bientot...

Mr Honk 23/11/2006 17:47

t'est lourd !

yanniG 28/11/2006 10:17

Vas-y exprime toi