Tout pour le Krash !

Publié le par NoWay

Tout Pour Le Krash !

KRASHNOZ au Jardin Moderne (7&8-07-2006)

 

On l'avait rêvé, on l'a fait ! La KrashNoz, concentré de la musique du pire, organisée par PS 8 et les irréductibles du KrashTest Krew au Jardin Moderne, à l'occasion de leur dernière soirée de l'été . Et ce n'était pas une mais deux sessions, le vendredi et le samedi, qui étaient proposées aux gogo(l)s avides de musiques étranges, une gratuite le 1er soir et une (malheureusement) payante (8 neurones de racket institutionnel) le lendemain ! L'équipe du KrashWar vous livre elle-même (qui d'autre le fera ?) un petit compte rendu totalement objectif (!!!) de ces improbables sessions estivales.


Vendredi 7 (Part I / 1 Son / Gratuit)

 

Inquiétude sur le temps pour ce début de KrashNoz, avec un son normalement situé à l'extérieur, et c'est ce que nous craignions qui se produit, puisque quelques ondées de fin d'après-midi nous contraignent à rapatrier le matériel dans le CafQ et à lancer la soirée en interne. Peu de monde au début, mais c'est sans inquiétude qu'après la collation offerte par le Jardin lui-même nous lançons les opérations à 21 H. Avec une heure de retard sur le planning (comme d'hab diront certains), mais ici due à l'inquiétante absence, personnelle comme téléphonique de l'ami Punk de l'Ouest, le renommé ACT V. Où qu'il soit s'il nous entend, la soirée lui était donc dédiée.

Début des hostilités avec le set d'A la Mass, le motard de l'extrême, dans un style autoroute hardcore old school puissant et efficace. Take the road, Jack, and  ride the wild horse ! Une heure de bonne plaise comme on n'en entend plus depuis quelques années. La soirée est lancée !

On poursuit avec le sieur Groin, speedcore psychédélique fluide et liquide avec quelques grincements et stridences de métal froissé. Du bien bon comme il sait le faire? et il sait le faire ! Sans doute maintenant un des meilleurs DJ de hardcore-speedcore space de l'Ouest. Qu'on se le dise !

Vient le live du Dr Lecter, troublé par des problèmes d'horaire (ndgroin : et de sécrétions hormonales), mais qui finit par se lancer sur ses machines pour un peu plus d'une demi-heure de dark hardcore frappé style mort-vivant, esprit vieux PCP ou The Horrorist, avec sa touche perso et ses bonnes influences. Prenant et glacial comme un congélo mal fermé. Attention, le Colonel Kurt comptant sous peu explorer de nouvelles terres sonores, il va falloir se speeder pour écouter les derniers sets qu'il fera dans cet esprit.

Moon Kool Loon (without friends) sera le pénultième musicien, pour un set que je me rappelle peu (l'excès de pinard aidant) (ndg : en effet ! c?est MKL qui a joué avant Groin ! ah bravo), sinon que c'était du valable, parfaitement propre et maîtrisé, comme toutes les prestations récentes du monsieur (ndg : celle-ci particulièrement trashy et énergique - tout comme celle du kettle d'ailleurs, carrément hardcore - krashtest oblige !). Un DJ prolifique et totalement eklektik qui va du scratch hip hop à la noise en passant par le break sans même perdre son âme. On applaudit des 2 moignons en se préparant à acheter un de ses mix bientôt disponible en boutique.

On finit avec l'Eklec'Tik Tekkle et son live infernal. Pas grand-chose à ajouter sur cette bête de scène qui louvoie et ondule en produisant un des BreakCore les plus débiles et les plus dansants de la galaxie, bardé de rafales de kicks improbables et de petits sons de provenance inconnue. Once you loof, You can't fouf ! comme disait EPC.

A part un certain speed horaire pour tous les derniers projets opérant, la soirée se déroule dans la plus grande bonne humeur, à l'intérieur comme dehors (du son étant installé dans le jardin, où la pluie a cessé depuis longtemps). Pas trop trop de monde, mais un peu quand même et du bon smile pour les gens présents. Une seule question : qui a taxé la bouteille de Sky planquée dans la réserve ? Pour une fois, ce n'est pas nous (enfin je crois !).

On remballe, on rentre dans ses pénates, on fait la fête et on attend le pire (qui est toujours à venir !).

 

Samedi 8 (Part II, 2 Sons, 8 Neurones)

 

Arrivée dès 14H au Jardin et beaucoup moins frais que prévu avec la fine équipe des Krasheurs pour l'installation de la grande soirée KrashNoz. Cette fois les choses ont été vues en grand, avec un son dans la salle noire (où ça tape) et un son dehors pour ce qui doit être un Chill Out (et qui ne le sera pas vraiment), avec installation de projections et de vidéo (projections par Vitrine en Cours à l'extérieur et par Boot et NaMied à l'intérieur ndh), zone couverte sous grands parasols, coussins et bar à thé, café et narguilé (si si !). On patrouille toute l'aprème pour gérer le bazard, checker du cattering pour une quarantaine de personnes, réceptionner les artistes, et ce sous une bonne calor de psychopathe, et, miracle des miracles, à 20H tapante tout est quasiment prêt. Même les gens du Jardin en sont estomaqués, persuadés qu'ils étaient d'être en face d'une sinistre équipe de bras cassés (chose qu'on ne saurait vraiment leur reprocher). Le signal du décollage doit arriver dans une demi-heure, in comme outside, mais le son ne partira pas dehors (à notre grand dépit) avant 22H, le sieur Fuel Insekt, arrivé fraîchement de Ripas, n'étant pas totalement en forme pour assurer son Cool set de début de soirée. Les affaires commencées, c'était un peu la course infernale d'un point à l'autre, ce pour quoi ce Report sera surtout constitué d'impressions fugitives glanées de ci de là par votre serviteur. C'est parti !

20H30-21H : LogiQ Du Pire à l'intérieur. Trio de girondes jeunes filles, avec Manécante aux machines, DamnAss à la voix et contrebasse et Nu en lead vocal étrange. Décrit comme expérimental pop sur le flyer, c'est plutôt du free jazz noise sérieusement barré, de la musique de transe pour enfants désaxés, en retenue puis en explosion, qui tient en haleine pendant des morceaux tendus qui ne ressemblent pas à grand-chose d'autre. Pas vu en entier, mais plutôt puissant et étonnant pour ce que j'en ai capté.

21H-22H : Toujours pas de son à l'extérieur, mais du monde commence à rentrer dans la fête, et c'est Blair et la moitié de son Peuple de Gauche qui commencent leur récital dans la salle noire. 2 guitares sèches ou guitare et clavier-voix, et des textes ciselés et complètement ravageurs, quelque part entre du Gainsbourg première époque, du Dutronc sorti d'asile et du Brassens sous LSD (surtout lui, en fait !). Les morceaux s'enchaînent : instrumentaux aux petits oignons et humour noir à se péter par terre. Le public a du mal à comprendre au début, mais la salle se remplit peu à peu, et c'est sous un feu nourri d'applaudissements que le camarade Blair repart une heure après, finissant en rappel par une terrible version de son tube Pomme de Terre. Et dire que cet homme est quasiment complètement inconnu !

23H-00H : Je ressors dans le monde des humains pour entendre les dernières notes de gratte de Mistress Bomb H et sa Vilaine Branlée, pas entendus. Apparemment ça le faisait bien. L'ambiance est assez psyché et royale à l'extérieur , alors que la nuit tombe, et c'est Senssbra qui prend le mic, accompagné aux platines de Mr MKL. Set royal avec un excellent son. Hip hop de dingue, hors norme, textes puissants et ressentis à la ramasse, et Moon Kool qui assure une ambiance électro break bien nickel derrière. Que dire de plus ? Les gens semblent scotchés. Pendant ce temps, Fuel Insekt produit un set dansant de break (semble-t-il) qui fait groover la salle noire. Le bougre n'a pas perdu la main !

 

00H-01H : Tout s'enchaîne, tout va trop vite ! Nemeton, du label DarkMatter, à l'intérieur pour un set Break Noise (je crois?) et Groin et M4K à l'extérieur pour du harsh ambiant pas si ambiant que ça. Ça a l'air nickel des 2 côtés, mais il faut gérer les gens qui arrivent maintenant plutôt nombreux. Et non, la KrashNoz ne sera pas un bide ! (Pas totalement en tout cas).

01H-02H : Retour en interne pour assister au live amiga de A.N.T.I., le dernier pape vivant du Harshcore, avec Nu de LogiQ du Pire qui s'est invitée dessus à la voix. Mélange de sons étranges, voix enfantines et retournées, il y eut de très bons passages. Malheureusement, l'Arbre s'adapta à l'idée de ce duo, et ne fit donc pas un de ses lives en montée psychopathique et obsédante habituelle. A la fois valable et un peu regrettable. Dehors, set harsh ambiant (vraiment ?) de Manécante. Ça a l'air de le faire, mais pas trop moyen de se poser. The show must go on, whatever can happen !

02H-03H : Je me colle à l'intérieur pour le mix de Christoph Fringeli, le créateur du label Praxis, et DJ de breakcore spatial émérite quand il veut bien se motiver (exemple en Teknival). Ça commence bien mais un peu mou avec mélange de kicks synthétiques, de bruits métalliques et de samples de films étranges, puis peu à peu, en braillant un peu et en agitant des pieds, il lance véritablement la sauce, et là c'est de la pure bombe de dance floor en apesanteur avec ambiance futur dévasté en prime. Pur pur set ! Dehors, Extern Ykon réalise paraît-il un putain de live d'arrache, malheureusement impossible de se dédoubler. Fuck This !

03H-03H30 : Alors que tout s'éteint tranquillement dans la liesse et l'arrachement en externe, le sieur IsAAAc apparaît derrière ses amigas, accompagné au micro par l'intrépide Honk. C'est parti pour un bon set de Harsh avec des hurlements déchirants et autres bruits de gorge étranges. C'est du nickel ! Parfaite conclusion pour une soirée malades mentaux.

Tout s'arrête. Le rangement commence. Les pellos ont la patate, visiblement la populace a apprécié. Tant mieux, nous aussi ! Le temps de checker avec quelques anciens du Harsh (les bûcherons de Beignon, Mathias et Sarrhache, la petite Morgane?), et on boucle le matériel sur un set particulièrement trashou d'A.N.T.I. aux platines et un autre plus dansant de Morgane (des Bordelik, ndg).

That's all folks Dudes, la KrashNoz est finie. Pas d'embrouille, du bon son et près de 140 entrées payantes, soit une perte raisonnable pour le gang du Klub des Krasheurs.

C'était possible, on l'a fait. Et c'est pas fini !!!!!!!!!

 

 

Discographie sélective

 

- Electric Kettle : Voir les anciens numéros du KW. On va pas vous la refaire à chaque fois !!! On attend néanmoins sous peu un double LP du néo-berlinois sur un des labels de Peace Off (et un 12'' sur Mental Industries Records, normalement, ndg). Surveillez vos arrières !

 

- Blair et le Peuple de Gauche :

- Les Choses ne sont pas bien (Bond-Age, 1995) : Premier album du sieur Blair et de sa troupe. 12 morceaux de chanson française instrumentalement assez classieuse et textuellement magistralement écrite et complètement déjantée, dans un style à priori jamais vu au pays du fromage, à rapprocher d'un Brassens psyché, d'un Gainsbourg à peu près net ou d'un Dutronc repoussant ses limites. Contient des tubes d'anthologie pour l'instant encore majoritairement inconnus du grand public (plus pour longtemps) comme Une bonne guerre, Bourgeois qui pète à table ou l'hymne de fin de Krashtest (R.I.P.) Pomme de terre. A côté des chansons plus tristes mais tout aussi valables comme Guignol ou Petit Régis enchanteront l'auditeur. Le pouet français du XXIème siècle. A découvrir d'urgence !!!

- La Pantomime des bouffons (Autoproduit, 2004) : 14 morceaux pour ce deuxième opus, plus marqué dans les instrumentations (guitares notamment), dans le phrasé et dans l'esprit) par l'ombre tutélaire de Brassens. Les textes sont toujours de qualité hautement supérieure, la lucidité et l'humour noir délirants du bonhomme faisant de nouveau leurs ravages (comme en témoignent des chansons telles que Pourquoi ?, sur le parcours d'Adolf Hitler, ou Les Petits Nabots, les gremlins hideux de l'enfance). Un troisième album, intitulé Contes et Légendes de la Droite d'antan devrait d'après leurs dires voir le jour avant 2020. La saga Blair continue?

A noter une excellente interview sur le site hermaphrodite.fr et le site même de Blair et de son peuple : Blairounet.free.fr. C'est dit !  

 

- Mistress Bomb H : Split avec Altar K Wild Animals Kill Your Punk Stars (Day Blind 01, 2006) : 3 morceaux d'électro-pop expérimentale sur ce tout nouveau label. Intéressant et définitivement atypique.(ndg : ET le split avec Slaaam sur L'Art & La Guerre... Un long tunnel hanté par les fantômes de chanteuses mortes, scintillements jazzy et claquages de compteurs électriques... plutôt mieux même à mon goût.)

     

- Bob Brassens : Son premier disque de hip-hop balécouilles azimuté, enregistré live au Jardin Moderne le 03.12.2005 à l'occasion de la soirée Verrückter Lärm, est toujours disponible, par exemple chez les kamikazes de Switch. On vous le recommande. Références complètes dans les KrashWar précédents.

 

- Nemeton : Rien de sorti pour l'instant. Checker les prods du label californien Darkmatter, dont elle fait partie (ndg : le premier 12'' est enfin sorti, par les italiens straight-edge d'ADC).

 

- A.N.T.I. :

- Testimonium (Reverse Records 04, 1998) : Le classique du harshcore psychédélique. 6 morceaux éclectiques qui fleurent bon la campagne et les sons étranges. Recommandé !

- Hiérarshie (Kornog 01, 2000) : 7'' de hardcore expérimental 100 % amiga enregistré live avec l'horrible Attila. Loin d'être évident à jouer (rythmiques parfois variables), mais disque tout à fait hors norme et étonnant. Disque culte. Limité à 100 exemplaires.

- Nécronome (Vividian Axxis CD 01, 2002) : 13 morceaux de l'Arbre Nuageux Terrestre Industriel, allant de passages calmes et éthérés à des ambiances beaucoup plus noisy, métalliques et dures. Ce disque contient en outre son tube indispensable Vesuvian Tenebrae, qu'on attend toujours en vinyle. Un des tout meilleurs CD de hardcore expérimental (harshcore ici) disponible sur la place.

Un morceau d'A.N.T.I. figure sur le très bon 4 titres La Fascination De La Musique Russe (Hijos De Puta Records 0312, 2004), ainsi que sur le CD Rave In Space de l'Association des Astraunautes Autonomes sorti en 2000.


A noter aussi sa participation aux morceaux Sharpomatic d'EPC sur la compile Otaku du label Fischkopf (1997), et à un de ceux du Hangars Liquides 14 Gastrocrature de Attila (sorti en 1999) - et 4 cassettes (?Crache le venin?, ?Alpha ventis?...) sur son propre label Vividian Axxis.

- Christoph Fringeli : Sous son propre nom :

- Slaughter Politics (Praxis 21) : Du breakcore de combat, varié, dark, avec une bonne ambiance de guérilla urbaine. Le track Forest Fire détruit tout !

Nombreux disques en collaboration :

- avec Aphasic : Society Of Unknowns (Praxis 24) : Moins rythmique et plus space que le précédent. Bon disque, mais pas le meilleur.

- avec DJ Pure : Dark Star (Sub Version 01) : Comme le nom l'indique, de l'énorme dark break surpuissant dans l'espace. Une seule face et un seul morceau gravé, mais il vaut son pesant de cacahuètes, on vous le dit ! Le Sub Version 02 Anti Christ / A.C. est par les deux mêmes, avec 2 faces bien valables, sensiblement dans le même esprit, tandis que le 03 est composé de 2 remixes du morceau Dark Star par Panacea et Fennesz, moins bons que l'original à mon avis. Christoph signe aussi le long morceau Fuel For The Fire (pas mal) sur le Sub Version 04, en split avec DJ Pure.

- Avec DJ Scud : Bodysnatcher EP (Ambush 06) : 3 morceaux de breakbeat métallique et inquiétant, bardés de samples de la 1ère version de l'Invasion des Profanateurs de Sépulture (Bodysnatcher en V.O.). 2 sont intéressants, le plus long (1 face complète) est excellent. 

Sous le pseudonyme Metatron :

- Speed And Politics (Praxis 04) : 1er disque d'un des premiers projets de Christoph, ce 5 titres sorti en 1993 est un condensé d'old school techno, de son industriel, de grooves étranges et d'expérimental, le tout éminemment jouable et dansant, tout en créant son propre style. Tout à fait excellent (mention spéciale pour le ravageur Men Who Hate The Law).

- Seduction EP (Praxis 08) : Dans la lignée du précédent en un peu plus acide et coloré. Toujours absolument original et hors ligne. 6 titres variés et de haute volée.

- Split Solenoid / Metatron (Outward Music Company 003) : Une face par Metatron avec le morceau Clavisyn et son remix. Pas vraiment indispensable.

Sous le pseudonyme The Jackal : collaboration avec Hecate sur le 12'' Hecate Jacks Off The Jackal (Zhark International 12003, 1999) : 2 morceaux et une seule face de pressée pour cette première collaboration de Fringeli et Rachael Kozak. 2 morceaux de break synthétiques, froids, neutres et grésillants. Valable. (ndg: hé mec, hééééé ! Faut pas oublier l'incroyable track de la compil 'Dead By Dawn' sur Praxis, 'The Fire Is The Centre', co-réalisé avec Shitness ( ???), Alors quoi ? - à ne pas confondre avec le Jackal & Hide du premier Ambush, qui est Scud & Aphasic)

Sous le pseudonyme DJ Jackal : Drumtrax (Praxis 09, 1994) : Un vieux Praxis quasiment entièrement basée sur des rythmiques et des percussions métalliques et dures, breakées ou non de différentes façons, sans quasiment de son mélodique. Particulier mais hautement intéressant. 

Sous le pseudonyme Base Force One :

- Welcome To Violence (Praxis 27, 1997) : Véritable tournant dans la production du label Praxis, alors tourné vers tout ce que la techno et l'électro pouvaient avoir de noise, d'expérimental et d'étrange. Avec le Praxis 27 arrive un mélange hautement explosif et destructeur de breakcore métallique saturé, de passages indus ou speedcore et de samples de films cultes (Faster Pussycat Kill Kill Kill, par exemple). Le résultat est une bombe atomique et un des meilleurs vinyles du genre, qui peut napalmiser le dancefloor à n'importe quel instant. Indispensable !!! The point is of no return ! And you've reached it !

- Expenditure of Excess Energy (Still Raven 03, 2003) : Toujours à la limite entre le breakcore, le hardcore et l'aspect noise.  Toujours dur, dansant, puissant, et bien au-delà des standards de cette musique. 4 morceaux excellents, même si moins révolutionnaires que ceux du Praxis 27.

- Dynamite And Fire (Praxis 39, 2005) : Dans la lignée des précédents, mais avec le souci permanent d'explorer de nouvelles voies. Peut-être le moins intéressant des 3, mais tellement au-dessus de la mêlée qu'on achète ce 5 titres même 'eyes wide shut'.

En collaboration avec Hecate, sous le pseudonyme collectif Crisis Theory :

- Luxuria / Avaritia (Sub Version 05, 2001) : 1 morceau par face et par péché capital pour ce disque de break à l'ambiance gothique et sombre. C'est du tout bon.

- Untitled (Praxis 37, 2007) : 4 morceaux assez variés, toujours en break, plus mélodiques et moins dark que sur le Sub Version. Excellent morceau à partir du thème du film Vertigo, d'Alfred Hitchcock. Recommandé.  

Signalons qu'outre ces disques, des morceaux innombrables de Christoph sous divers noms se trouvent sur des quantités de compiles, oeuvres collectives ou à titre de participation. Les lister remplirait quasiment le KrashWar. Il est aussi le créateur et le boss de l'excellent (sans exagération) label Praxis, co-créateur du très bon label de break Sub Version (ndgroin : pas de break - terme trop galvaudé dancemusic maintenant - plutôt la sub/per/version par l'extrême de la drum&bass et sa trilogie money, style & cocaine), et rédacteur en chef et rédacteur tout court du fanzine Datacide, toujours valable (même si pas toujours facile) à lire. Autant dire, à tous niveaux, un ponte de la musique électronique et de son utilisation mentale et sociale. Le personnage vaut le détour !

 

- Ripit a.k.a. Extern Ykon :

- Dechetirements EP (YB 70 06, 2003) : Très bon disque de noise avec des passages rythmiques par moments. Le morceau long de la face A me paraît le meilleur.

- Untitled (Zhark International 12012, 2005) : De nouveau 3 morceaux dont un très long dans le pur style Ripit, noise, distordu, hypnotique et obsédant, avec des bouts de rythmique au milieu du magma. Bien valable, mais ce qu'il fait depuis peu en live semble encore au-dessus. Le meilleur est à venir.

A noter d'assez nombreuses participations de Ripit à des compilations ou disques collectifs depuis 2000, surtout en CD (et aussi des milliards de k7 depuis 1998, & son propre label Riposte Records plutôt orienté harshnoise,ndg), et un très bon morceau sur le HP Records 0312, La Fascination De La Musique Russe, l'excellent EP du label de Gusano, maintenant devenu psychopathe berlinois. Check ça !!!

 

By NoWay

Publié dans Musik

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