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Kicéké mort?

Mardi 12 juillet 2005 2 12 /07 /2005 00:00


American Death Trip : Hunter S. Thompson disparaît.

20 Février 2005, Aspen, Colorado, un des derniers freaks américains vient de mourir d’une balle dans la tête tirée avec son propre fusil. Un suicide à la Hemingway pour un des grands psychopathes psychédéliques, journaliste hors norme et esprit définitivement libre qu’ait engendré les Etats -Unis dans l’après deuxième guerre mondiale.
Hunter Stockton Thompson, né en 1937 (ou 1939 , les sources ne concordent pas ?!) fut d’abord journaliste sportif et politique (notamment en Amérique du Sud) au début des années 60 avant de devenir l’inventeur du journalisme Gonzo (journalisme de proximité basé sur un contact direct avec les événements, une implication du journaliste lui-même dans ses articles, un usage immodéré de drogues et d’alcools divers et une bonne dose de sarcasme et d’ironie) qu’il expérimenta en suivant les Hells Angels en 1964 pendant près d’un an (relaté dans Hell’s Angels), puis en l’appliquant aux domaines du sport et de la politique américaines (cf. La grande chasse aux requins et Le nouveau testament Gonzo) tout en s’impliquant lui-même dans des virées et expéditions définitivement ravagées et improbables avec quelques personnages hauts en couleur, comme son avocat Oscar Zeta Acosta qui, si cela est possible, défiait encore plus que Thompson lui-même les lois de l’anormal et de l’improbable. Certaines de ces virées sont ainsi narrées sous forme plus ou moins romancée dans le livre culte d’Hunter S.  Thompson Las Vegas Parano, mélange inextricable de fiction et de journalisme Gonzo poussé dans ses limites les plus extrêmes.
Fan absolu d’armes, d’alcool et de drogue, explorateur du rêve américain et de ses limites, Thompson tenta même de se lancer dans la politique, tentant de devenir le premier shérif Freak (désigne les marginaux drogués à outrance aux U.S.A.) d’Aspen, son lieu de résidence.
Par delà sa vie incroyable et ses (rares) textes de fiction, Thompson fut pendant toute sa vie le chroniqueur décalé mais implacable et lucide de la vie américaine et de la déliquescence de ses rêves de liberté, comme l’attestent les très nombreux articles, recueils et livres qu’il consacra dans les années 1960 à 2000 à son pays et à sa politique, dont la majorité n’ont malheureusement pas été traduits en français.
Reporter pour Play Boy et Rolling Stone, franc tireur et OVNI du journalisme et de la littérature américaine (style rapide, sec et ravageur, et humour au bon goût de LSD et de napalm), ce « prototype ultra-énergisé à l’usage exclusif de Dieu », popularisé récemment par le film de Gilliam (où il est incarné par Johnny Depp), vient de tirer sa révérence à la façon dont il avait écrit et vécu, radicale et explosive.
Hunter is dead but Gonzo’s not dead !!

Les immanquables : Las Vegas Parano (le livre culte de la virée Freak de Raoul Duke à Vegas), La grande chasse aux requins et Le nouveau testament Gonzo (recueils d’articles et de récits dans le pur style Gonzo sur le sport, la politique, les drogues et d’autres passionnants sujets), Hell’s Angels (un an avec les derniers outlaws qui terrorisaient l’Amérique) et Rhum Express (roman sur le journalisme alcoolique à Puerto Rico à l’aube des 60’s).
De nombreux livres et articles de Thompson n’ont pas été traduits en français (dramatique erreur) et certains des titres mentionnés semblent être actuellement épuisés (Gasp !), mais en attendant les rééditions posthumes auxquelles on peut s’attendre, Robert Laffont promet pour la fin Mai la sortie de Gonzo Highway, traduction de lettres choisies de l’estimable sieur Thompson.
Au niveau cinématographique, 2 films sont directement tirés de l’œuvre de Thompson, l’excellent Las Vegas Parano, évidemment, film de Terry Gilliam avec Johnny Depp et Benicio Del Toro adapté du livre du même nom et le moins célèbre Where the Buffalo Roam de John Landis, sorti en 1980 avec le génial Bill Murray et qui se base sur toute une série d’épisodes et d’aventures de la vie du journaliste fou. Enfin, il semblerait que Rhum Express soit en cours d’adaptation pour le grand écran, toujours avec Depp dans le rôle principal et avec d’après la rumeur Benicio Del Toro à la réalisation. On l’attend de pied ferme !

NoWay

Par NoWay - Publié dans : Kicéké mort?
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Vendredi 22 juillet 2005 5 22 /07 /2005 00:00

 

The underground church : Bad vibes au Vatican.

 

 

 

 

 

Encore pire que l’ancien ? C’est la question que l’on peut se poser et c’est bien ce qu’il semble quand on se renseigne un peu sur notre sympathique nouveau pape, le sieur Ratzinger devenu le Saint Père Benoît XVI.

Après une vague d’apologie irrépressible et insensée en faveur de l’ancien et déjà très rigide J.P. II (prononcer GIPITOU), ne voilà-t-il pas que la nouvelle loterie papale nous amène –oh surprise !– le leader de la frange ultra conservatrice (et ultra doit être pris au pied de la lettre) de notre bien aimée église chrétienne, l’allemand Ratzinger, qui semble en bonne voie de faire pire que son estimable prédécesseur, pourtant déjà fort dans son domaine de la totale intransigeance (qui dit intolérance ?) morale. Vu la situation mondiale actuelle et les nombreux guignols qui aspirent –et conspirent– au fameux choc des civilisations et des religions, phantasme éculé dont on nous rabat les oreilles, nul doute que l’arrivée au sommet de la hiérarchie chrétienne d’un puriste sans concession, aigri par l’âge et totalement dépassé par le monde moderne (s’il en fit jamais partie) a dû leur faire plaisir et les conforter dans leurs positions étroites et bellicistes. Après la réélection (qui a dit surprise ?) de W. à la présidence américaine, la continuation quasi-impériale du règne Poutinien et avant l’arrivée (qu’on sent gros comme une maison) de notre ami Sarkozy (Sieg !) aux manettes du pays, la valse des sales tronches continue, avec ce nouveau pape qui suinte l’intégrisme sournois et les mauvaises vibes et fait quelque peu penser à un Nixon chrétien du XXIème siècle.

Diffamation et préjugés infondés ? L’avenir nous le dira mais le KrashWar lance un petit paris sur la résurgence des bonnes imbécillités passées (rappelez-vous l’Opus Dei) et des malédictions lointaines (une bonne petite guerre chrétienne ?) sous la houlette de ce sympathique petit vieux dont le seul point fort est son âge –fort avancé- qui nous laisse le mince espoir d’une expéditive disparition. Malheureusement, on n’y croît plus trop depuis les longues dernières années de GIPITOU comme mort vivant indestructible (Evil Dead II).

Ainsi soit-il, donc, Keep the Faith et Pope It Up ! 

Par NoWay - Publié dans : Kicéké mort?
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Mardi 9 août 2005 2 09 /08 /2005 00:00


‘SORTIE DEFINITIVE POUR LES FILLES’


Teknival à Carnoët (22) 25-26.06.05.
OK, on sait comment ça s’est fini, dead on arrival, quelques gueules en berne pour montrer que la jeunesse hédoniste n’en a pas que rien à foutre, et la queue longue et basse des festivaliers sur le retour pour cause de contrôle policier - pour une fois - justifié, bien que probablement inutile. Au moins j’ai pas la télé, j’achète pas Ouest-Torche, et surtout je parle pas aux gens, ce qui m’évite les probables dégoisages sans fin sur l’irresponsabilité de la jeunesse bla bla bla – la dite irresponsabilité augmentant proportionnellement à la quantité d’agents de l’ordre chargés d’encadrer la dite jeunesse, semble-t-il. OK, laissons la mort aux morts et ceux qui s’en nourrissent, et parlons de la vie parce qu’il y avait quand même quelques milliers de vivants (?) là-bas, dont nous, tout occupés à nier l’entropie généralisée.
Pour avoir été l’année dernière à Scaër et avoir pu humer l’odeur de charogne de ce pseudo-tekos, j’étais pas follement emballé à l’idée d’aller prendre ma place dans le rang encore une fois, surtout au vu de la sécheresse de mon porte-monnaie. C’était compter sans Monsieur Honk et Comte Zero qui m’ont fait miroiter le séjour aux frais de la princesse, véhicule avec chauffeur, alcool à gogo etc… C’est donc une putain de fine équipe chargée ras la gueule de bectance, buvance, chien, vinyles choisis qui s’en prend la route de Carnoët, sous un ciel plutôt douteux.
Dès la mi-parcours, la couleur est annoncée : ce sera bleu, et toutes ses nuances ! Le poste-frontière de Loudéac vous accueille, contrôle, papiers, descendez, et enlevez les mains de vos poches… N’ayant rien d’autre à nous reprocher que notre bonne humeur, nous repartons sans dommage, plus légers d’un joint de weed et quelques champis mais toujours riches de notre amitié et de la confiance en l’avenir qui nous caractérise. L’arrivée sur site est plus chaotique malgré les bonnes volontés locales, les gendarmes semblant prendre un malin plaisir à faire tourner les voitures quelques kilomètres de plus avant de pouvoir accéder aux champs-parkings - retournement exact des tactiques utilisées contre eux par les organisateurs de teufs il y a quelques années, où les chemins détournés servaient précisément à les perdre eux, foutus pandores… Bonne surprise en arrivant, l’endroit est agréable, vallonné et immense (plusieurs champs), mais propice à une bonne orientation la nuit venue. Forcément beaucoup de sons, forcément beaucoup de monde, forcément l’air est imprégné de poussière, d’une surcharge de drogue généralisée et de tekno gratuite (même pas deux francs, non). Comme d’hab’ quoi, mais on s’en fout un peu, on cherche le son des potes – comment ils s’appellent déjà ? – ah coup de bol on les trouve direct, c’est marqué dessus : L’Eclectic.org, nous y voilà (gaffe les pompiers, évacuation d’un gars en plein collapsage… ambiance, ambiance…).
Quelques bières et whiskies plus tard, voilà la nuit qui tombe, la battle des strobes, projos, spots et loupiotes diverses commence, c’est le moment pour lancer une exploration méthodique – méthodique ? ben oui : autant prévenir tout de suite, errer toute la nuit en ayant perdu mes compagnons, mon alcool, mes disques et ma voiture, merci bien, alors c’est tourner en gardant toujours le tekos à gauche, jusqu’au retour à la case départ… Ceux qui s’offusqueraient d’autant de rationalisme dans un teknival se trompent d’année : bien longtemps que le chaos a fui les champs boueux, à coups d’arrêtés préfectoraux et de règlements intérieurs (authentique !)… d’ailleurs personne n’est dupe, comme en témoigne l’absence de sons étrangers (les légendaires travellers tchèques), nationalement et musicalement parlant. De toute façon, peu d’invitations sonores à dévier ma route, de temps à autre une tentative de rapprochement, une méprise de plus. J’ai le vague espoir de trouver les K-Bal, peu susceptibles, eux, de balancer de la hardpouët toute la nuit comme s’ils en chiaient… Las ! Succession sans fin de débauches de structures, de décos, de lights – voire des sound-systems bien imposants – mais intérêt zéro, la foire à neuneu encore et toujours, et ses assemblages audacieux de pourriture noble et de clinquant de foir’fouille peinturluré… Au moins quelques ricanements dus aux noms des sound-systems, orgies de lettres compte-triple sur banderoles fluo...  Finalement la boucle est bouclée, échec de ma recherche, tant pis… J’apprendrai au matin la probable présence des horribles La Peste, Mouse et No Name sur le son des K-Bal, excusez du peu, pour cause de soirée privée la veille avec tous les sus-dits plus Neurocore et Lawrencium… Les gars, vous vous demandez où sont les bonnes soirées, ne cherchez plus : les musiciens ont définitivement abandonné le concept de public, et ne jouent plus qu’entre eux et pour eux (ça nous apprendra). Donc bien déçu d’avoir raté le seul truc (probablement) correct du tekos… avec la prestation du Krashtest Krou of course ! Quatre heures de mélanges sonores (et alcoolisés) sur le son de l’Eclectic, repoussant les assauts répétés de la fatigue et de la médiocrité mêlées jusqu’au milieu de la matinée, avant de s’effondrer, qui de sommeil, qui de convulsions gastriques, qui d’abrasion mentale.

Quelques bières et une fille égorgée plus tard, c’est déjà le départ, et voilà tout. On a bien rigolé, on aimerait dire à l’année prochaine, mais j’ai la vague impression que l’organisation / autorisation d’un teknival dans nos contrées n’est plus à l’ordre du jour. Comme quoi le chaos fait toujours des siennes (jamais là où on l’espère, forcément), un seul psychopathe pouvant ruiner les efforts d’un grand nombre de bonnes volontés qui avaient réussi, malgré tout et malgré mes réserves habituelles, à concocter un tekos assez plaisant… Un grand merci à Denis, Amélie, Vince, Jean-Marie, Nins et les autres de L’Eclectic, c’était bien !

Groin-Groin, le 27/06/05

Par Groin-Groin - Publié dans : Kicéké mort?
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Vendredi 10 février 2006 5 10 /02 /2006 13:42

Michiko est morte. Lors de la grande erruption. Et moi j'ai survécu.

Je me souviens de ma rencontre avec Michiko, dans ce magasin de jouets. J'ai tout de suite su que c'était elle. Je l'ai amené chez moi, je lui ai fait une place dans ma vie, en mettant à la rue mes milliers de mangas. J'ai vendu mes consoles, ma tribu virtuelle, je l'ai confié à Sango. Après, je n'ai plus beaucoup vu les copains. j'avais Michiko, je restai avec elle, je la regardai vivre, je lui offrai des vêtements, des bijoux, tout ce qu'elle demandait.

Je laissai la moitié de ma bourse d'étudiant en mathématiques chez Nintendo.

Michiko était heureuse. Mon adorable Geisha.

Le temps passait devant l'écran de la console. Pour cent cinquante mille yens, j'avais acheté un modem de connection aux mondes extérieurs. Mes parents pouvaient partir à la neige à Okaïdo, visiter Rome ou Paris, se battre pour leur concession sous les derniers cerisiers en fleur non modifiés génétiquement. Moi je mettais le casque de virtualité, j'enfilais les gants connecteurs et le foureau pénien, et je pouvais me retrouver avec Michiko dans les pays intérieurs. Mon préféré était le Sega-TSR, où j'incarnais Eldrin, L'Elfe Samouraï. J'y ai sauvé Michiko des Hordes Fanatiques du Globe de la Haine, et je n'y suis mort que trois fois en sept cent heures de connection.

Michiko voulait toujours aller dans la cité de la jouissance, mais les connections étaient hors de prix, et je me laissais souvent surprendre par le compteur qui défilait avant d'avoir atteint le plaisir. Je me retrouvai alors sur mon lit, le sexe aux abois dans le foureau pénien revenu à sa triste réalité d'objet inanimé, et l'Hologramme de Michiko qui faisait la tête, ou qui s'enfermait dans sa... chambre.

J'avais bien tenté d'aller chez les prostituées de Ginza, mais elles étaient moches et ça me faisait mal aux reins de me déhancher. Avec l'expérience, je préférais le sexe avec Michiko.

J'avais bien demandé à Hiro de supprimer les routines publicitaires de mes programmes, mais Nintendo les intégrait au système. Les Tamageishas devaient visiter la cité de la jouissance deux fois par semaine, ce n'était pas de la réclame, c'était mélangé à ce qui composait le caractère des Tamageishas, "comme celui des femmes", disait la voix féminine de la hotline de Nintendo.

Le jour de la grande erruption je venait de passer quinze heures sur ma console sans prendre aucun contact avec le monde extérieur. Je n'avais cure des infos et du volcan qui grondait, des cendres qui obscurcissaient le ciel en plein midi.

C'est un réserviste de la garde nationale, de cinquante ans au moins, qui m'a fait émerger, tandis que les messages et items du Sega-TSR se brouillaient.

"Debout, fils, je t'emmène sur la plate-forme de l'astroport."

Et de force il m'a tiré. Je me suis retrouvé deconnecté. Et même les services ondulaires sans fil ne répondaient plus... Le building Sega-TSR avait été submergé par les laves incandescentes. Plus de cité de la Jouissance, mon sexe se retrouvait pantelant dans son foureau déconnecté. J'eu à peine le temps de prendre un pantalon et je ne réalisai l'étendue du désastre qu'une fois charrié en Hélicoptère jusqu'à Yokohama.

Un désastre planétaire.

Trois cent mille morts, dix millions de réfugiés, errants au milieu des scories du Fujiyama. Le volcan n'était même plus un lieu de suicide branchouille, il fallait faire un marathon sur des cendres pulvérulentes pour atteindre le cratère; on mourait asphixié avant d'avoir pu se suicider dignement, sans douleur.

Les relais militaires par satellites n'étaient pas opérationnels. Alors les réseau récréatifs Nintendo ou Sega, où retrouver Michiko, tu penses. Aucun espoir de jamais retrouver Michiko avant trente ans.

Otaku. On m'a désigné par ce mot et dit que la France de Sarkozy m'offrait asile dans un camp de travail pour immigrés "avec capacités et talents". L'alternative? Un Wakisaki tranchant et du papier pour rédiger de quoi faire de moi un Trésor du Japon Eternel, un fragment de mémoire d'une terre submergée par les raz-de-marée qui s'acharnaient à envahir la baie de Tokyo. Je n'ai pas hésité longtemps. Voici ma mémoire, qui sera peut-être traduite et compilée avec celle de millions d'autres Otakus qui auront préféré mourir avec le souvenir du virtuel à survivre dans un monde de merde. Charge aux survivants de le faire meilleur et plus beau. Moi je suis trop lâche. Car Michiko est morte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par yanniG - Publié dans : Kicéké mort?
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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /2006 11:54

Depuis ce matin au boulot je procrastine avec une putain de chanson dans la tête. "Je n'aurai pas le temps".  Pierre Delanoé a écrit plus de chansons qu'il n'est décemment humain d'en écouter. Plus de 5000. Des centaines de gros tubes. Il était président d'honneur de la SACEM, auteur de Michel Sardoux.

Oh et puis merde Voilà un mp3 et tant qu'à écouter une voix de proche outre-tombe, on va choisir James Brown plutot que Johnny.

Clik l'image.

 

Par yanniG - Publié dans : Kicéké mort?
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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 12:17

Dead Report : ENTERTAINMENT FORFAITURE

Donc : en moins de huit pages, raconter vos vacances. Faire libre, inspiré. Sucer le cadavre encore chaud d'Hunter S.Thompson, raconter quelque chose - qui vaille la peine d'être écrit.

On n'en aura donc jamais fini de ces conneries de journalisme va-t-en-guerre à destination de ceux qui n'y étaient pas, qui méritent donc de périr d'ennui... Je suis sûr que vos aventures valent les nôtres, et que vous n'en faites pas tout un foin. Nous si. The Big Gonzo Style, dude.


Tenez-le vous pour dit : ce sera un grand shoot inter-minable de pitreries alcooliques, de sensations psychédéliques à la californienne, du garanti chaud-la-braise deux mois après... Au coeur de l'action au coeur du Réel comme si on y était vraiment, susurrant à l'oreille des envieux, vous-même amis lecteurs - les absents ont toujours tort, et ce n'est pas de feindre l'intérêt qui y changera quoi que ce soit. Un exemple :

(Trompettes)

Hanseatic Speed Party _ 3.6.6

_ La suite des pérégrinations psychédéliques des speedcoreux en région parisienne fut bien l'occasion de tester certaines limites, voir de les franchir, en ce qui concerne la stupidité alcoolwique et, j'avoue, la honte rétrospective. A oublier, les divagations pue-du-bec par-dessus l'épaule tétanisée des musiciens qui nous avaient régalé toute la nuit, les Mouse et NoName, Helius Zhamiq, Armaguet Nad, Lawrencium... Propos décousus, désespérément vides comme le gobelet de bière dont ils n'auraient jamais dû sortir, mais finalement trop communs pour être notables (la question reste posée : que faire des fans?). Les invectives à l'emporte-pièce furent généralement accueillies avec ce petit sourire bien connu, mansuétude à laquelle on reconnaît d'ailleurs les soirées détendues... Sauf pour le pauvre ami de Dabad, qui n'a su à aucun moment sur quel pied danser, s'échauffant même sérieusement alors que l'on squattait sa terrasse le lendemain - bon les gars, est-ce que quelqu'un va me dire de quoi il retourne exactement ? Sourires, interposition... C'est pas tout ça, mais on a de la route à faire, nous...

_ La grande action du matin reste le pourrissement du set d'AXM suite à une bête méprise de ma part, persuadé que j'étais qu'il s'agissait encore d'un de ces horribles hate-allemands, quatre heures qu'on se les fadait, qui ne voulait plus lâcher le son et empêchait Helius Zhamiq de jouer (le monde comme vaste teknival-poubelle)... Là, ami lecteur, je rappelle que l'un des trucs qui m'avaient le plus motivé à venir dans cette bonne vieille ville-limite de Creil était le set matinal à six platines entre Helius et AXM, option oubliée en chemin par mon cerveau lui-même en route vers l'état-limite (mais AXM ne porte pas toujours de lunettes, d'où la méprise). J'imagine que les gens en backstage étaient tellement atterrés qu'ils n'ont même pas eu l'idée de m'arrêter, ou me demander quand même qu'est-ce que je pouvais bien branler à faire chier les gens comme ça. Le set fut malgré tout excellent, avec une formule rarement entendue sur platines : en gros partie rythmique pour AXM, nappes et distortions pour Helius Zhamiq. Du speedcore puissant, un grand bol d'air frais après les matraquages d'extratone teutonne... Le terme désignant une sorte de non-musique brutale, rafales de kicks entre 350 et 1000 bpm voir plus (fini de rire) avec des cuts à la hache, hurlements divers... Monstrueux, et très très pesant. Pourtant, ça semblait assez rigolo la première demi-heure, introduite avec classe par le très bon set de Lawrencium, sauf que ces gars (Hassfront, Hate Division) et cette fille (Pengo) font ça sans grand humour, ni élan - Ein zwei drei, levez les bras quand ça repart ! Comme ça ne s'arrêtait pas, j'ai fini par baisser les miens (qui tenaient ma bière et ma clope) pour aller profiter du soleil dehors après avoir balancé quelques fuck off énervés (à deux doigts du coup de pied, si l'on peut dire). On les avait repérés de loin, en crânes rasés, lettres gothiques sur fond noir et variations camouflage, visages juvéniles possédés par les amphétamines, et un spectaculaire nez cassé, évocation de coups de boule en sortie de speedcore-parties improbables - Ambiance, ambiance... Salement exotique, et le sentiment inhabituel d'être des espèces de hippies sur le retour (ergot de seigle vs speedbase).

_ Un grand set fut celui d'Armaguet Nad, seule m'en reste malheureusement l'impression du moment, celle du retour des Walpurgis synthétiques, puissance et tradition, avec quand même de très bons disques récents - la bête n'est pas morte, putain c'est incroyable, elle mute encore...

_ Un beau tir groupé : me fair haïr par le barman, le videur, et le gars des entrées qui m'avait permis en toute décontraction de rentrer le pack de 1664 qui m'encombrait... Geste royal et amical, mais énervement lorsqu'ils ont compris que je ne comptais pas spécialement contribuer à la recette du bar, me contentant d'effectuer une razzia sur les gobelets - deux par canette - jusqu'à ce que le barman me refuse même cela, et que je finisse du même coup par déambuler équipé de bouteilles en verre... La quarantième fois que je passai ainsi armé devant le videur, celui-ci me signifia mon exil définitif de la zone de bruit, exil dont j'oubliai tout après quelques minutes pour re-rentrer négligeamment - là, c'est généralement ou gros soupir du costaud, ou la baffe sans avertissement - ma mémoire paranoïaque est pleine de longs soupirs ce soir-là... Comme d'habitude.

_ J'attendais bien sûr le set des Mouse & NoName, après ceux d'E-norm et Coreback, prestataires de service sans génie. Une très longue montée en puissance, moins volatile qu'à la Speedboat (cf Krashwar 4), en contrastes de montées de kicks tranchants et de vapeurs d'acétone, puis les tempêtes - les voix d'au-delà, foutues voix qui résonneront donc toujours sans rémission dans nos cerveaux-hangars, leur extension-corps matraquées de basses solides et changeantes? La Grande Classe - à comparer avec les épandeurs de son allemands, histoire qu'on parle bien de la même chose, et qu'on arrête de confondre le hardcore chamanique avec les rodomontades velues de poussifs fier-à-bras (extratone et tuning même combat).

_ Finalement, nous quittâmes les lieux sur la vision humide d'une princesse batave solitaire, fôlatrant avec un jeune chiot... Rien que ça valait le coup d'avoir vu le soleil se lever.


(Un coup de gong)

Vous en voulez encore ?

Je pourrais vous faire le coup du concert de Ministry. Sérieusement, vous connaissez Ministry ? Si oui, imaginez quelques uns des meilleurs morceaux joués en direct, avec strobos, vidéo et gros son, sueur et public éclectique - pas mal de gothiques (on est à Paris, alors forcément - du pathétique (les mecs) et du délectable (les filles) - argh, doublage de parenthèses), du métaleux etc... Le tout interprété par des quasi-quinquas vaillants malgré leur trente années au service de sa majesté Héroïne et son prince consort Jack Daniels... Marrant quand même, plus ils vieillissent, plus leur public rajeunit... Bref. Donc, si vous connaissez, vous voyez le genre, et vous savez qu'on n'était pas à jeûn.

Si vous ne connaissez pas Ministry, ben c'est trop tard, c'est en 92 que ça valait le coup les gars - d'accord à l'époque vous aviez pas le permis, ou vos parents vous laissaient pas sortir, ou votre salaire minable de plagiste-vendeur de chichis ne vous permettait pas de vous payer le voyage jusqu'au texas - soit.

Vous n'avez dans ce cas rien raté - votre vie peut-être, mais là, y a concours.


(Pipeaux)

Alors j'insiste des fois que le doute s'insinuerait: sans vouloir faire le malin, je trouve souvent - et de plus en plus - plaisants les à-côtés de ce pour quoi on s'est déplacés... si c'est un concert, je préfère la pause chez les amis, si c'est aller voir des amis, je préfère l'ambiance des stations-service sur la route, et si même j'étais parti pour visiter les stations-service, j'aurais finalement préféré rester chez moi - et bien puni d'avoir des envies aussi stupides.

Fichtre. Si le gonzo style c'est prendre son époque par les couilles, alors c'est l'époque de la déliquescence des idoles, les autels trois étoiles défoncés au marteau impitoyable de l'entropie, Ministry, les soeurs Michelson et tutti quanti basta. La vague est retombée, on regarde nos chaussures trempées en se demandant ce qui nous faisait tant rire...

Et puisqu'à Blair allusion il y a, je joins à votre usage un extrait de courrier personnel au sujet de la Krashnoz, qui tiendra lieu de report (pour la protection des innocents, les noms ont été changés) :

''Sinon les increvables Comte Zero et Honk restent increvables, ET dans l'action (pour des gars qui prétendent rien foutre, surtout). Ils ont quand même assuré l'organisation de la double-soirée 'Krashnoz' au Jardin avec juste quelques aléas et un peu de déficit (que les membres du Klub des Krasheurs vont s'empresser de combler, faut bien que ça serve à quelque chose & pas juste à fumer des cigares en sirotant du cognac...). Alors attends que je retrouve le flyer. Voilà, je te le mets, ce sera plus simple. Le vendredi était bien cool, y avait une soixantaine de personnes (dont les krasheurs) et dont les N**, Gro-S**, R***** & N*****, T**... Le N** tout plein de MD, trop rigolo - il a passé son temps à s'excuser d'être trop défoncé, trop gentil, trop Crème de N** quoi... C'est que le garçon à mon avis culpabilise de se dépouiller au MD en souvenir des temps héroïques des soirées parking-douilles-LSD où nous nous moquions des tazé(e)s en t-shirt orange... Dernier détail, il était venu de Nantes en scooter ! Grosse impression. On a fini avec Comte Zero et MKL dans votre ex-appart sur l'invitation de T**... Je devais normalement rentrer chez moi avant d'être trop bourré, surtout pour me reposer pour le lendemain, mais bon, ça faisait l'occase de détendre les relations...(...) Comme ça faisait longtemps, sensations étranges - Déjà l'appart vidé, bizarre ! (Comte Zero, sur-bourré, demandera pendant deux heures qu'on mette 'le putain de lecteur-cd ou l'ordino, un peu de zique quoi !'... exaspérant) - (...) Oh, et j'oubliais, y avait l'ami D*** aussi, le gitan-lover en personne (en pleine approche féline & câline de (aïe!!!) C*******, F****** et A*** avec sa stratégie ultra-subtile de la pilule de viagra... moues dubitatives des filles. Il a eu plus de succès avec son interprétation-chorégraphie de Vanilla Ice). Rigolages, et rentrage chez Comte Zero pour quelques heures de sommeil, avant de réattaquer l'organisation de la soirée du samedi - Honk m'en a voulu de lui ramener le Comte dans cet état (montée de pastis !!! - et va gérer une teuf avec un gars qui discute TOUTE ton organisation avec des arguments venus de l'espace !)...

En plus du gros son dans la salle de concert, Honk & Madame avaient installé un chill-out dans le jardin, avec narguilés, thé, projections diapos psychédéliques (par Vitrine en Cours ndlr)... bien classe.  J'y ai joué avec M4K après MKL & Bob Senssbra et avant Manecante ; on avait branché trois platines, deux lecteurs cd, avec deux tables et un merdier incroyable de fils ET une lampe de poche... Première fois qu'on jouait ensemble (ben oui !), rien préparé, ça l'a plutôt bien fait (j'attends d'écouter l'enregistrement). Même M4K, pour une fois, était assez contente de la session. Retour dans la salle pour un live étonnant de A.N.T.I. avec A*** qui pose du chant bizarre à la Diamanda Galas par-dessus (mais si, tu la connais, une jolie brune flashy-sexy avec des paillettes, la copine de l'ex-barman du Carnaby, tu vois bien...), Fringeli décevant, & pour finir très bon set de Isaaac, coupe à la taxi driver, qui avait sorti de nouveaux sons... enfin ! Huit ans qu'on attendait ça ! Applaudissements, évacuation des gens... il a fallu que je ramène Fringeli & sa copine Nemeton dormir chez M4K, retour au jardin, et ramenage d'un pote handicapé & son fauteuil... Là, ça a failli devenir pénible : arrivé en bas de chez lui, on se rend compte que l'accès habituel par le Colombier est fermé, donc recherche d'un autre accès (en fauteuil, c'est chaud !), sachant que le gars ne parle pas et te drive par signes, gémissements voire coups de freins... On a dû passer par les parkings souterrains, putain de labyrinthe, ascenseur... Au moment de redescendre, mission accomplie, je me rends compte que l'ascenseur ne fonctionne plus... Coup de bol incroyable d'avoir pu monter ! Breeeeeef. Re-squat au jardin, diverses péripéties, repos chez M4K et voilà un week-end bien rempli ! ''

Si ça c'est pas du réel?

Mais je continue. Ne croyez pas vous en sortir aussi facilement.

(Roulements de tambour)

Je me dois de mentionner la soirée organisée par l'Eclectic à Plouha (23) pour la Fête de la Musique... A côté d'un gros son teukno, un pti son baston, breakcore, hardcore, speedcore même, pas du tout incommodé par les effluves de la fart-tek et ses dommages collatéraux en panoplie complète - les quelques qui se sont risqués devant nos enceintes ont bien vite compris leur erreur, laissant toute latitude aux fans de bonne musique - Merci à eux. Arrivés à 2h., on a raté quelques sets des gens de leclectic.org, pour tomber nez à nez sur un Grotator au naturel, qui avec ses bouts de lives pas finis (c'est lui qui le dit ! ) nous a fait quelque chose de valable, du hardcore-break qui tâche et qui se lâche, pour une fois assez frais. Sikk a enchaîné aux platines, bonne maîtrise pour un set de speedcore spatial énergique, à base de Hangars Liquides, Neurocore, NoName & Mouse... Dans l'intervalle le jour s'était levé, et c'est avec quelques vieux morceaux choisis de viande bien grasse sortie du congélo que j'ai poursuivi, avant de laisser la place à dj je-sais-plus-quoi, appellons-le Ahmed, qui a définitivement achevé la session à base de speedcore ultra-rapide et bruyant, genre Nihil Fist (mais pas que). Démontage dans la bonne humeur - et ce fut l'heure de profiter de la cerise sur le gâteau, la crique de galets à moins de 50 mètres du son, pour un après-midi bronzage et trempette, assommés par la beauté du lieu, le souffle salé de la mer et la fatigue consécutive à cette nuit ma foi fort agréable. (Et mille excuses à Nawik des Bordelik et l'Ange Bleu qui ont joué aussi et n'ont pas été mentionnés)...

Et comme je n'avais pas pu avoir de places pour le bal-guinguette du 14-juillet, je me suis rabattu comme tout bon tout un chacun sur la nuit breakcore au 1929, rue de la pisse à Rennes. Ça suait sec, les visages rougeauds souriant d'être ainsi compactés et matraqués de breaks de qualité - tous les happy few de la scène locale et leurs potes alcooliques, le Rotator encore, Electric Kettle, Repeater, MKL, PIB, Lul... que du bon. De la compression, de la détente, et ce exceptionnellement jusqu'à 5h du mat. On a fini à l'alcool fort dans un appart de la place St-Michel, à reluquer des vendeurs sur le marché qui semblaient avoir eu une nuit encore plus éprouvante que la nôtre, incroyablement...

(et là, on retend les peaux...)

Suit un grand vide chauffé à blanc que d'aucuns - qu'ils se montrent ! - appellent 'l'été', quelques appels téléphoniques épars, survivants hébétés rencontrés au hasard de rues désertes... Ca dure deux mois, et c'est juste un très long moment à passer, sauf enthousiasme immodéré pour le camping sous toutes ses formes et ses miasmes, et les fêtes foraines bondées des festi-tekni-vals, sinistre accompagnement musical... Comme ils disaient, 'Vos vacances de merde ne doivent pas vous faire oublier que vous allez mourir'.

 

Du coup on se jette dès septembre sur le moindre truc en contemplant la marée montante des étudiants qui envahissent à nouveau les places, et la police qui s'installe aussi... A Rennes c'est toujours la période d'octobre à décembre la plus animée, musique et matraques (& des fois on serait en droit de préférer les matraques à la musique - note à l'attention des éberlués qui croiraient encore au mythe de Las-Vegas-sur-Vilaine). Hors les murs le salut,  alors : cap à l'ouest, ou à l'est, ouste !

 

Justement un coup de fil de dernière minute des amis bûcherons, toujours branchés sur l'automne, pour une soirée privée et le retour dans nos contrées de A.N.T.I. et Attila - comme les escargots... Quelque part en forêt de Paimpont, harshkoc'h et alcools forts... Enfin une soirée sans breakcoroïdes, du bon gros hardcore qui tape, enfin, et si vous voulez le savoir une très bonne fin de set de l'Arbre Nuageux, ouragan de vieux Widerstand, de punk brutal et de harshnoise? Le Colonel Fritz (pour une fois bien civil) enchaînant sur un début de set puissant avant de se délayer dans ses vieilles amours techno old-school. Soirée largement catastrophique pour certains (vendredi 13 !), à base de pertes de consciences et d'indispensables accessoires, mais surtout glissades et rigolades de bon aloi, expériences inédites, et retour à rebondissements - pause dans mon terrier, puis rentrage des gens, pendant que le Dr Lecter s'impatiente...

Car si le hasard fait bien les choses, il abuse aussi parfois largement, puisqu'en cet interminable samedi 14 octobre a lieu à Creil une soirée hardcore-speedcore ('Bush Rit Speed Party') à laquelle nous étions résolus, le Docteur et moi, d'aller... C'est donc finalement à la nuit bien tombée que nous partons, en espérant ne pas trop rater du plateau largement correct proposé par les K-bal et l'APEIX aka le Grand Gérard. Arrivée sur les lieux maintenant bien connus, un peu de discussion avec des gens qui se souvenaient avec émotion de ma dernière performance, rechargeage des batteries et, renseignements pris, on n'a vraiment raté que Günter Saxenhammer (qui est écossais, mais si). Ok. Entrée dans les lieux pendant le live de 10-jonk-T, son nom dit tout : c'est chiant. On en profite pour mater la déco (guerrière et aux couleurs américaines), les vidéos, et chercher des têtes connues, pendant que les Tontons Flingueurs, aka Helius Zhamiq et AXM, s'installent face à face, six platines vinyle, deux platines cd, deux tables... Enfin ça commence, AXM à l'envoi, hardcore-indus mid-tempo, Helius ajoute une nappe de noise... Après, il devient totalement impossible de savoir qui fait quoi, au moins quatre vinyles qui tournent en permanence, le tout s'emboîtant dans des montages toujours plus improbables, à la limite de la rupture ou de la bouillie sonore, mais à chaque fois les Flingueurs réinjectent de l'élan, à base de déchirures brutales, de poussées de kicks au cul ou de volatilisation dans l'éther - incroyablement bien géré et fort (putain de puzzle), et surtout un résultat sonore qui pousse le dit speedcore dans ses derniers retranchements - je repense à ce que disait Explore-Toi : 'ceux qui mixent à deux platines ont rien compris... depuis le début, on devrait jouer sur trois platines minimum'...) - Impossible de savoir ce qui est joué et peu importe - j'ai seulement reconnu le vieux tube de Sorcerer 'Summer' sorti sur Hellrazor en 1993 !!!!!!! Incroyable je vous dis... Une heure trente qui passe très vite, et on prend un peu l'air avant de revenir écouter Dj Tense. Le boss d'Apocalypse Records (usa), pas démonté par la furie qui l'a précédé, balance pendant quarante minutes du gros hardcore déjà entendu mille fois... Déception... Heureusement le tempo s'accélère, et surtout la sélection s'améliore, basses rock n'roll, sons tranchants, grosse montée en puissance... La dernière demi-heure est implacable, chaque skeud effaçant le précédent - Tense se contente d'enchaîner proprement, mais sélection démentielle jusqu'au bout. Ouf ! Le speedcore américain se porte bien, me voilà rassuré. Je mobilise mes dernières forces pour le set de Lawrencium, attendu impatiemment. Je le dis tout de suite : c'est le plus mauvais set que j'ai entendu de lui. Un début bien lourd pourtant - genre fini de rire - qui laissait augurer de la bonne dévastation... Au bout d'un quart d'heure, on est en plein rafalage au-delà du mur du son, sans l'ironie et les cuts qui rendaient ses performances particulièrement plaisantes. On dirait qu'il essaye de faire du Neurocore - en moins bien. La fatigue du coup me tombe dans les pattes, et ce sera pause dans la caisse avec Lecter, qui ne goûte guère les kicks à 300 bpm (sauf les siens?), et son ours de compagnie (couché !). Retour des mort-vivants pour Coreback qui, en gentil poulet qu'il est, nous fait une sélection des vieux tubes hardcore, beaucoup de Dj Freak, le Heathen etc... Très bien mixé et agréable, mais un poil trop respectueux des disques au prix de l'élan, les gouffres ne s'ouvrent pas sous mes pieds, je m'assois sur une chaise... Encore un qui fait semblant de sauter, et comme j'ai échangé la bière contre le coca (du sucre pour mon pov'cerveau), c'est le retour des boums collégiennes - sauf que j'ai même plus le courage de mater les filles. Le Vénusien, checké dès l'arrivée, saute partout - encore plus cramé que la dernière fois, si c'est possible - à mon avis à l'heure qu'il est, il doit rebondir encore... Alors, pour faire bref : matin froid et lumineux, retour voiture fatigue, et 60 heures sans dormir ni manger, ce qui est stupide. Un très bon week-end, exode et folklore tout à la fois, et force ricanements aux dépens (et au dépit) de la jeunesse niaise.

(un silence - inspiration)

Voilà, au bout du compte on y arrive à la fin... Et finalement, déception. Alors c'est ça, le Fameux Freaky Gonzo Style ? Non, non, non bien sûr que non : voilà rien que de très banal (quelles aventures!), raconté sans grand talent par le genre de tâcheron qui ne prend pas de notes, oublie à peu près tout de ses soirées, et s'intéresse plus à ce qu'il boit qu'aux gens qu'il rencontre - et ne le regrette pas.

 

Relisez plutôt Hunter S.Thompson. Bukowski. Selby Jr. Dostoïevski. Malaparte. Ellroy. Palahniuk. Zweig. Nietzsche. Et K.Dick, toujours.

By Groin-groin.

MILADIOU ! Vla qu'ça déboule à tout va, qu'on n'a même pas le temps de boucler ce putain de report qu'il faut le rallonger direkto... La rédaction me fait des grands signes paniqués 'non, non, c'est pas la peine... on mettra ça dans le prochain, pose-toi, fume une clope...' Que dalle. C'est que agacement il y a, une fois de plus... Enervement contre la cour des miracles permanente et omniprésente des pinpins-teufeurs qui vraiment, vraiment, cette fois, ne se contentent pas d'être ridicules mais en plus font vraiment chier - et sans remords les enculés, vu qu'ils entravent rien à rien -

'Les humains persistent à envoyer des enfants contre moi...' - Je parle des misérables sacs à vomi qui se font une tellement haute opinion d'eux-mêmes qu'ils se sentent obligés d'imposer leur avis débile sur tout et n'importe quoi - comme la musique que tu joues, par exemple et surtout... On rigolerait bien de les voir ailleurs qu'en teufs, imaginons un de ces crétins demander à Al Jourgensen de faire un truc moins barré qwa, plus reggae peut-être ? Tout le monde trouverait normal que le guignolo se fasse ramasser la gueule à coups de boots - juste vengeance qui nous est interdite à nous, Peuple de la Tolérance... On est juste bons à les satisfaire eux, qui s'entassent tels des déchets pendant une grève des éboueurs au pied des enceintes (voire dedans). Ces auto-proclamés publics n'en ont rien à carrer de l'aspect musical - c'est pas pour rien si 'leur' son est ce qui est le plus absolument éloigné de la musique : pas de rythmes (twubtwubtwub), pas de textures sonores (twubtwubtwub), de construction (twubtwubtwub), d'énergie (twubtwubtwub)... - C'est ça qu'ils appellent le 'Respect', camouflage de leur ignorance crasse. Moi, je suis comme eux, le respect, j'en ai rien à branler, et vous êtes pas près de m'entendre prononcer ce mot, et le teufeur qui en attend ne serait-ce qu'un peu de ma part ferait mieux d'aller lécher l'Autoroute du Sud un 15-août. Ah ouais, vous avez décidé d'être cons ? Ben allez-y, ça ne changera pas grand-chose pour vous, et rien du tout pour nous. Continuez à gonfler votre égo à la mauvaise cocaïne, celle qui vous donne l'impression d'être plus malins que les autres, sinistres pantins dont l'apparence recherchée masque mal le négligé mental - gaffe, les coutures craquent et vous grillent, vous n'êtes pas beaux à voir à l'intérieur...

Alors au cul les cons - cassez-vous. Nous, au moins, on est comme les nazis : on a une éthique...

& Même si on ne me la demande pas, ma playlist de cet automne :

 

CURSOR MINOR (Lo1201)

SONIE (Ataxie01)

VOJEET (RestRoomRec12006)

KLANGKRIEG "Radionik" (ClingFilm08)

LOW ENTROPY (Widerstand13)

NOVEMBER NÖVELET (Galakthorrö11)

HECKER (Mego064-069)

DJ FREAK (StormRec03-05, SPFLtd.02)

BLACK TO COMM (Dekorder006)

XENAKIS "Mycenae Alpha"

ATOMHEAD (HangarsLiquides28)

K2 & MACRONYMPHA (RRR106)

MICRON (PerditionRec01)

AL ZHEIMER "Suicide Collectif" (US00)

STARFORCE COMBAT HI.LI. (41)

Par Groin-Groin - Publié dans : Kicéké mort?
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