Images aléatoires

Cinéma

Mercredi 27 juillet 2005

   

Too Black, Too Strong : Sin City au cinéma.

 

 Ca y est il arrive: Sin City, l’adaptation de la série BD culte de Franck Miller (à qui l’on doit aussi les Ronin, Dark City et autres Liberty) au cinéma sort sur les écrans français le 1er Juin 2005, et l’on peut légitimement espérer au vu des premières images et du casting que le film sera à la hauteur.

Avant de s’y intéresser, revenons rapidement sur la BD elle-même, ou plutôt les BDs (actuellement 6 volumes en français) qui constituent pour beaucoup (dont le KrashWar) le chef d’œuvre de son auteur, lui-même un des auteurs de Comics américains les plus novateurs et marquants des 20 dernières années, avec ses créations originales ou ses reprises de personnages mythiques revus à sa sauce (particulièrement Batman). Graphismes et découpages hors norme, univers sombres et visées politiques sous-jacentes sont parmi les marques de fabrique de Miller. Il réunit ces divers éléments et atteint le sommet de son art dans les années 1990-2000 avec la série Sin City dans laquelle il peint avec un graphisme sombre, brutal et surpuissant et un découpage de l’image totalement cinématique une ville décadente et dépravée, repaire du Mal où errent quelques âmes damnées tentant de survivre et de conserver un minimum d’humanité dans cet univers mortifère et oppressant. L’impact coup de poing et la profonde noirceur de l’œuvre fait immédiatement penser à de Ellroy (ce qui n’est pas un mince compliment !) tandis que sa maîtrise du graphisme et du rythme par le découpage et la mise en page en font une sorte de référence dans le domaine de l’efficacité et de la violence.

Adapter cette œuvre pour le grand écran semblait donc loin d’être une évidence, même si le style même de la BD y incitait fortement, par la difficulté à retranscrire la puissance de l’univers graphique, la noirceur du scénario et à trouver une série de tronches qui puissent incarner celles de la série papier.  On pouvait donc s’attendre au pire, et notamment une adaptation fade et sans réel intérêt, comme celle de l’excellente Ligue des Gentlemen Extraordinaires d’Allan Moore, un autre grand de la BD américaine.

Sans présumer du résultat final, il semble que le film, réalisé par Robert Rodriguez (auteur entre autres de El Mariachi, Une Nuit en Enfer et des Spy Kids) assisté de Miller himself (ce qui rassure assez) avec un special featuring de Quentin Tarantino pour une des scènes, ne tombe pas dans l’écueil d’arranger ces BDs vénéneuses pour le grand public mais tente au contraire de garder au maximum la brutalité de l’original. Ainsi, les critiques anglo-saxonnes décrivent le film comme dérangeant et hyper-violent, et il est dans ces pays majoritairement interdit aux moins de 16, voire de 18, ce qui semble (étonnamment ?) être une très bonne nouvelle concernant sa valeur. Enfin, le casting est somptueux et à priori bien dans le goût des personnages de la BD, avec dans les rôles principaux Bruce Willis (ça devrait le faire, remember The Twelves Monkeys), Jessica Alba, Mickey Rourke (le retour de la bête !!), Benicio Del Toro (hello Dr Gonzo) et Rutger Hauer (l’incroyable répliquant Roy dans Blade Runner) entres autres. Cela peut être un coup de maître, on l’espère dans tous les cas.

Rendez-vous donc pour ce film baroque et arraché le 1er Juin dans les salles.     

 

 

 

 

Par NoWay
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 31 juillet 2005

Pour creuser le sillon de l’article du KrashWar n°0 sur les œuvres de l’incroyable Hunter S. Thompson (D.R.I.P.), mutant perturbé de la littérature américaine, nous allons maintenant nous intéresser à quelques films qu’on se permettra en son honneur (posthume) de qualifier de Gonzo, 3 étant directement liés à son œuvre, c'est-à-dire explorant l’espace américain, ses rêves et ses mythes à coup de substances psychédéliques, psychoactives et alcooliques variées, d’un engagement personnel sans faille et d’une (auto)dérision la plus corrosive possible, dans le but avoué étant de décaper le vernis de politesse, de culture et de civilisation qui recouvre tel un linceul les réalités parfois peu ragoûtantes de notre civilisation occidentale viellissante. Nous allons ici nous pencher sur 5 de ces films (dont un n’est pas encore sorti), 3 étant des adaptations de l’œuvre du fameux Raoul Duke (pseudo le plus usité de Thompson) : Where the buffalo roam (1980) de Art Linson, le célèbre Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam ainsi que Rum Diaries, projet en cours de réalisation par Benicio Del Toro (Dr Gonzo) pour sa première mise en scène. Avant de s’y attaquer, nous allons revenir sur deux films majeurs qui méritent chacun pour des raisons diverses l’étiquette Freak movie, soit l’illustre Easy Rider (1969) de Dennis Hopper et le jouissif The Big Lebowski (1998) des frères Cohen.

A tout seigneur tout honneur, commençons par le grand ancien, le film culte qui, au tournant des 60’s a marqué de manière profonde le cinéma indépendant et alternatif américain : Easy Rider. Réalisé en 1969 par Dennis Hopper, artiste polymorphe et déjanté (parfois proche de l’auto-destruction) à cette époque et figure de la contre-culture américaine (connu depuis les années 80 surtout pour ses performances d’acteur souvent ironiques et décalées, cf. True Romance), avec lui-même, Peter Fonda et Jack Nicholson (une de ses toutes premières apparitions au cinéma) dans les rôles principaux, cette traversée de l’Amérique (de la Californie à le Nouvelle Orléans) par deux motards marginaux (bientôt rejoints par Nicholson en avocat en rupture de ban, théoricien de l’impasse américaine), sortes d’incarnations de la jeunesse hippie en rupture avec l’Amérique traditionnelle, marqua son temps (et le cinéma) de façon durable. Road movie mid tempo, nonchalant, cadencé par la musique d’artistes de la mouvance alternative américaine comme les Steppenwolf (le fameux, et assez pénible, Born to be wild), Jimi Hendrix ou Bob Dylan, il narre l’épopée de jeunes marginaux adeptes de drogues psychédéliques, de free sex et d’un certain hédonisme à la recherche du vieux rêve américain de liberté, d’indépendance et de grands espaces, enterré sous les gravats de la société consumériste en pleine expansion. Film de référence du cinéma indépendant (fait avec peu de moyens, par des jeunes et pour des jeunes), il connut un énorme succès et devint un des symboles-phares de la contre-culture et de l’esprit de la fin des 60’s. Outre cet aspect, le film, qui tourne vers la fin au drame est aussi une glaçante remise en cause de la normalité et de l’intégration sociale dans cette nouvelle Amérique vouée au commerce et au rendement ainsi qu’un constat sur l’échec probable (et qui arriva) des utopies hippies, pacifistes et libertaires contre le mur d’une réalité sociale et politique assez sordide et absolument conservatrice qui allait les rejoindre et contre lequel ces mouvements allaient se fracasser (cf. Las Vegas Parano). Pour tout cela, pour ses qualités intrinsèques (esthétique, réalisation, tempo) et pour ses excellents acteurs, ce film qui aura bientôt 40 ans mérite toujours d’être vu ou revu, comme témoignage d’une tentative malheureusement vouée à l’échec de vie alternative, pour tous ceux en tous cas qui ne sont pas définitivement allergiques aux 60’s, à leurs jeunes en révolte et à leur musique (ce qui semble être le cas d’un nombre important de collaborateurs du KrashWar). Good old times, where art thou ?

Presque 30 ans après, passons maintenant à l’excellent The Big Lebowski des frères Coen (celui-là réalisé par Joel Coen) qui met en scène 3 descendants patentés des années 60-70, vivant à l’écart de la société et du monde dit « normal » une vie taillée à leur mesure focalisée autour du Bowling (qui constitue le cœur du film et n’avait jamais été filmé avec un tel style et une telle passion auparavant) et située loin des contingences de la vie moderne et du travail. Le trio infernal au centre du film, composé de l’ultime « cool lazzy man » The Dude, de son camarade ancien du Vietnam non réinséré et de Donny, surfeur timide et à côté de la plaque, est magistralement interprété par Jeff Bridges (révélation dans un rôle comique !), l’impayable John Goodman (abonné aux films des Coen) et du globuleux Steve Buscemi (« Shut the fuck up Donny ! ») se retrouve embringué dans une histoire totalement farfelue comportant notamment un milliardaire, sa poupée délurée et une bande de nihilistes (des anciens d’Autobahn !), tout cela en plein milieu du capital championnat de bowling auquel nos trois hurluberlus participent avec ferveur. Ils croisent sur leur parcours dévastateur et absurde toutes sortes de personnages hallucinants et hauts en couleur, tels ceux magistralement interprétés par, entre autres, John Turturro (« Nobody fucks with Jesus »), Julianne Moore (action painting en tenue d’Eve), Ben Gazzara (businessman de la débauche) ou David Thewlis (dandy maniéré et complètement déconnecté). Sorte de comédie absurde et décalée, flirtant parfois avec le complet surréalisme, The Big Lebowski est non seulement un film étrangement drôle, mais aussi une peinture de personnages en marge, sorte de freaks pépères (à l’image du Dude) tentant de vivre à l’écart du monde trépidant du business américain et de ses mythes de corps parfait et d’amélioration de soi-même. Copieusement arrosé d’alcool et de quelques produits psychédéliques, The Big Lebowski, sorti la même année que Las Vegas en est le pendant cool et l’indispensable complément, les deux réunis démontrant à eux seuls que le Freak Power et la contre-culture née des 60’s n’a pas encore disparu du cinéma américain actuel. Film immanquable donc, sans doute la meilleure comédie des frères Coen. « Sometimes there’s a man…yunno…sometimes, there’s a man !… »

Passons maintenant au cœur du sujet avec les films directement tirés des livres du Gonzo journaliste Hunter S. Thompson, reporter de l’ultime dans le monde politique, sportif et partout où sa folie a pu le mener. Deux adaptations de ses livres ont pour l’instant vu le jour : l’excellent Las Vegas Parano (Fear And Loathing In Las Vegas en V.O.), daté de 1998, adaptation fidèle par l’ancien Monty Python Terry Gilliam (Brazil, Le Baron de Munchausen, L’armée des 12 singes) du livre d’Hunter du même nom avec Johnny Depp (excellent dans le rôle de Raoul Duke, alter-ego de l’auteur), Benicio Del Toro (méconnaissable et fabuleux en avocat obèse et complètement psychopathe) dans les rôles principaux et des actrices comme Cameron Diaz (groupie de motards) ou Christina Ricci (« She paints Barbara Streisand »). Suivant scrupuleusement le texte d’origine, le film s’avère être une odyssée psychédélique incroyable « au cœur du rêve américain » (comme se plaît à le dire Johnny Depp) de deux freaks atomisés à quasiment toutes les drogues et substances connues jusqu’alors en cet an de grâce 1971. Incroyablement drôle, totalement jeté et magistralement interprété et réalisé, il relate aussi une expérience limite de coexistence entre un monde organisé soumis à des lois et deux explorateurs de l’extrême jetés à corps perdu dans un trip absolu de virée totalement chaotique et sans limite.

Cadencé par une pire musique psyché 60’s ou du Rock’N’Roll déconnecté, Las Vegas Parano est le film culte sur Thompson et sa folie (ou son extra-lucidité) et une des œuvres majeures de la culture Freaks et du psychédélisme actif.

Mais alors que de nombreuses personnes croient que le film OVNI de Gilliam est le seul existant sur les excès du journalisme Gonzo, les improbables explorateurs du KrashWar en ont exhumé un autre, quasi-inconnu en Europe et qui vient de sortir en DVD aux Etats-Unis, l’étonnant Where the buffalo roam (1980) de Art Linson (inconnu au bataillon) avec l’excellent Bill Murray (l’homme entre autres du Jour de la Marmotte !) dans le rôle de Thompson himself et Peter Weir dans celui de son avocat. Basé sur 3 récits tirés de La grande chasse aux requins, recueil d’articles de Thompson, le film est comme Las Vegas une série d’expériences déjantées de Thompson et de son avocat (le fameux Oscar Zeta Acosta, personnage haut en couleur, disparu dans les 70’s sur lequel le KrashWar reviendra un jour). N’ayant pour l’instant pas encore mis la main (la patte !) sur un exemplaire de cette œuvre rarissime, nous ne pouvons que nous faire l’écho des réactions glanées auprès de spectateurs d’outre-atlantique, qui considèrent majoritairement le film comme tout à fait intéressant, voire indispensable pour les fans du journaliste fou, présentant une facette assez différente (« plus humaine » ??!, disent-ils) de Thompson que celle vue dans Las Vegas. Si le film semble fort amusant à voir, la réalisation paraît être largement moins étonnante et inspirée que celle de Gilliam (ce qui nous étonne peu), et Peter Weir ne semble pas très apprécié dans le rôle de l’avocat, surtout comparé à la performance invraisemblable de Del Toro dans le même rôle. Par contre, un des gros points forts du film semble être (20 ans avant son statut actuel d’acteur culte) la prestation livrée par Bill Murray (Ghostbusters, Un jour sans fin (!!), Coffee and Cigarettes ou Lost In Translation) dans le rôle principal, qui, dans un style différent, semble tenir la dragée haute au pourtant excellent Johnny Depp. Avouons que cela ne nous étonne pas autre mesure. Donc, si Where the buffalo roam ne semble pas avoir au niveau cinématographique la valeur de Las Vegas Parano, il semble néanmoins hautement recommandé aux fans de Thompson voire à ceux de Bill Murray (ou des deux !!). C’est pourquoi le KrashWar lance un appel à toute personne disposant ou étant sur la trace de ce film peu trouvable de nous prévenir au plus vite par voies électroniques. A bon entendeur, salut !!

Enfin, il est à signaler que, sauf accident, Benicio Del Toro (l’avocat dans Las Vegas) perpétue la tradition Gonzo au cinéma en adaptant pour le grand écran Rum Diaries (Rhum Express en français) de Hunter S. Thompson, roman relatant les divagations de journalistes lourdement alcooliques dans les années 60 à Puerto Rico. Bon choix de l’ami Del Toro pour son 1er passage derrière la caméra, d’autant que Johnny Depp devrait reprendre son personnage de Las Vegas et interpréter pour la deuxième fois Thompson lui-même et que sont annoncés à ses côtés Del Toro, Josh Hartnett et l’excellent Nick Nolte (qui en connaît un rayon sur l’alcool et la drogue !). Que du beau monde donc et un film qu’on attend au plus vite. Take care !!

Petite remarque impérative pour clore cet article sur le cinéma débile freak : comme quasiment tous les films valables, mais peut-être plus encore pour ceux-ci, le KrashWar ne saurait trop recommander de les visionner en V.O., sous peine de voir s’agiter sur son écran une bande de clowns aux voix ridicules et improbables (voir la V.F. de Las Vegas Parano).

Enfin, rappelons pour les fans de Hunter S. Thompson la sortie en français le 25 mai dernier de Gonzo Highway chez Robert Laffont, sélections parmi les 20 000 lettres qu’il a écrites dans son existence des plus corrosives et des plus déjantées. A dévorer d’urgence en avalant quelques verres à la mémoire de cet écrivain improbable, « too weird to live, too rare to die » !!

 

Par NoWay
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 26 août 2005

Fin du mois d'aout au Mélies. Reprise des soirées pochette-surprise. Vous avez découvert les Shaw Brothers, "la Rage du Tigre", et le kung Fu de Hong Kong avec René Chateau? Ou vous ne les connaissez pas encore? Découvrez les sur grand écran! Avec régularité le Méliès propose les copies restaurées de ces films jubilatoires, souvent cultissimes, enlevés.
Jeudi 25 Aout, c'est "la main de fer" qui nous était proposé. une chose est claire, Tarantino est fan. "kill Bill" est farci des clins d'oeil à cette histoire de Tournoi d'art martiaux qui tourne à la lutte entre écoles de kung Fu. Les personnages très marqués, une réelle virtuosité dans les combats. Un super moment.


Mais le plus délectable, dans ces soirées du Mélies reste tout de même la séquence de bande annonces de films invraisemblables.  "Les karatékas de Bali" et ses mèlées de femmes court-vêtues, de fusillades, son faux sang et ses scènes "torrides" à la Max Pécas, "la soeur de Bruce Lee", ses formidables effets pyrotechniques et ses dialogues inoubliables (YA!!), "le drapeau de fer", superbement chorégraphié et aux costumes du meilleur goût, "la révolte des boxers"... Hum. C'est le pied de voir ces bandes-annonces avec une doublure française exceptionnelles (en général une personne fait cinq ou six personnages...). On rigole bien, et on n'a pas à subir le film en entier.


Enfin la pochette surprise comprend un autre film de kung fu que les programmateurs du Mélies découvre en même temps que nous. Nous ne sommes pas trop mal tombé hier soir. "La statuette de Jade", en version française assez comique, mais qui donne un charme comique à un film très rythmé, à base d'embrouilles entre voleurs, policiers impériaux, tenancières de bordel, justiciers protecteurs et tueurs en rédemption. Effets sonnores hyper exagérés, armes sophistiquées. C'est beau. C'est bourré de charme, ces films de kung Fu de l'âge d'or.


Le Méliès, à Montreuil sous Bois est un cinoche d'art et essai excellent qui a du talent. Le billet est à 5,35 euros à l'unité, moins de 4€ en carnet de dix. Sur la ligne 9 du métro, arrêt croix de Chavaux. Ils reçoivent avec régularité des acteurs et des réalisateurs.

Le Méliès, c'est aussi les ciné-karaoké! A l'occasion de la sortie d'un documentaire sur george Michael, ils se préparent à recevoir... George Michael himself! au moment de son passage en France. Le voir, en vrai, pour 5€35... Si vous êtes intéressé, sachez que la star intergalactique se fait prier... Envoyez lui des mails pour lui dire de venir, en anglais ou en français. Et dites lui que vous viendrez pour lui. C'est sérieux! A tel point que j'en ai fait un blog
georgemichaelthon@yahoo.fr

http://georgemichaelthon.over-blog.com

 
Par yanniG
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 11 septembre 2005

Bon… Je laisse à plus doué que moi le soin de vous en parler bien, du mythe cinéma Godzilla. Je vais être juste informatif et dithyrambique. Godzilla Final War est sorti cette année des studios Toho. Foin de cette couillonnade de Godzilla amerloque qui est tellement nul que je ne l’ai pas vu.

Le Godzilla 2005 ressuscite le Godzilla qu’on aime. Un apocalypse démesuré. Il y a des confrontations incroyables. Des scènes et des techniques pompées à Matrix, mais vu que Matrix a tout pompé sur le cinéma asiatique, rendons à King César.... Quant aux impers en cuir noir des méchants, c’est la Gestapo qui a commencé, pas Keanu Reeve.

Vous vous rappelez Indépendance Day ? Si vous avez aimé vous en retrouverez la moualle dans Godzilla. Mais foin du patriotisme amerloque de merde. Place au patriotisme japonais… Ouais, il y en a un peu tout de même… Dans Indépendance Day on fait tout un pathos sur un vieil aviateur qui se sacrifie en jetant son avion sur le point faible du vaisseau extraterrestre. Il y a la même scène dans Godzilla, mais ça a tout de même un peu plus d’élan quand le seul baratin que te sors le kamikaze, c’est « YYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH » et pas tout un laïus moral. C’est un peu la même histoire, donnée par une autre culture. Je préfère cette version.

Bon, mais on s’en fout de tout ça ! La baston, les monstres, hein ?

Et bien c’est un beau retour aux fondamentaux, aux maquettes et aux acteurs costumés, pas ou peu d’images de synthèse. Les effets « matrix » sont gardés pour les scènes à échelle humaine comme dans le morceau de bravoure du duel à moto sur autostrade. Et c’est exceptionnel.

Godzilla crache toujours son jet bleu léthal jusqu'à l’espace, lutte contre des cyborgs, provoque des cataclysmes, mais place aussi des Ippon Seo Nagué et des planchettes japonaises aux monstres aliens, en bon judoka qu'il est. 

C’est un film de confrontations permanentes, qui vont crescendo. C’est bien ce qu’on demande, non ?

Dommage qu’il y ait si peu de copies sur la France, mais ça… On en parlera une autre fois si vous voulez bien. Merci au cinéma Mélies de Montreuil sous Bois.

Merci aussi au Méliès d’avoir diffusé en bonus le mythique « Godzilla contre King Kong » dans la foulée. Alors j’étais à peine remis de Godzilla 2005 que c’était reparti pour ce film culte de 1962. La copie avait plus de 40 ans, donc était eczékrable (je sais pas l’écrire, alors faux pour faux…). Et puis le film lui même a vieilli. Donc ça a un charme désuet exceptionnel.

C’est un film de la guerre froide. Le japon est menacé par Godzilla et le seul recours semble être la bombe atomique… Un industriel aussi richissime que puéril, voyant Godzilla veut « son » monstre. Et envoie donc une expédition chercher King Kong. L’armée japonaise lui interdit de le ramener au japon, on a bien assez d’emmerde comme ça… Mais je ne vous en dit pas plus pour ménager… Oh, je crois que le scénario est transparent !

Les deux géants s’opposent sur le mont Fuji après avoir écrasé pas mal de buildings et capturé des pin-up.

Voilà-voilà…

Demain je vais voir le Frankenstein de 1931 en soirée ciné-mix. Boris Karloff avec de la techno par dessus… Merci le Méliès ! (métro ligne 9 arrêt croix de Chavaux, Montreuil sous Bois)

 
Par yanniG
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 14 septembre 2005

Je suis le seul krasheur basé en région parisienne, et le moins mélomane du tas. N’empêche que nous ne pouvions passer à côté des 8èmes rendez-vous électroniques. J’ai séché la techno-parade, il fallait tout de même que je me rattrape. Pas chié, une fois de plus j’ai choisi de me vautrer sur un fauteuil de cinoche. Mais à proximité du laboratoire sonore de Signal Electrique dans la grande salle du Méliès, Bien remplie.

Un Ciné Mix, c’est quoi ? Simple : Un film culte, et de la musique vivante par dessus. C’est un retour aux origines, puisqu’aux temps glorieux du cinéma muet, il y avait toujours un pianiste, voire un orchestre qui s’occupait de la bande son en direct. Au bout du compte, on obtenait une œuvre totale adaptée au goût du public du moment. Les parisiens entendaient autre chose que les new-yorkais pendant les Buster Keaton. C’est un aspect du cinéma qui trouve un regain d’intérêt depuis quelques années. La restauration des films de Buster keaton, justement, est passé par une nouvelle BO confiée à Joe Hisaichi.

J’avais déjà vu une telle performance lors du dernier festival Travelling. Encore pour un monstre sacré, le King Kong de 1933. Là c’était clavier, percus et excès vocaux. Lundi 12 septembre, c’était Frankenstein qui était revisité. Le premier. Celui de 1931, de James Whale. Avec Boris Karloff.

Blouse de Labo sanglante, assistant grimé en Igor, Signal Electrique avait soigné aussi sa mise en scène et au pieds de l’estrade, leur espace de platines, samplers et tables de mix avait un faux air de labo de savant fou sous la lumière livide de l’écran.

Contrairement à ce que j’avais pu craindre à l’aune de ce que j’avais vu sur King Kong, Mort-el-vivant, la création musicale, n’écrasait en rien la bande sonnore originale. Bien dosés, les samples technos soulignaient et renforçaient à la fois les dialogues et les sons du film.

Hum… Je ne suis guère capable de faire mieux en matière de critique musicale. Faites vous une idée par vous-même ici. Et je mets bientôt un site à zike sur eux.

Quant au film proprement dit… Grmml. Exceptionnel. Boris Karloff est vraiment un acteur émouvant. Il faut vraiment être subtil pour jouer un tel personnage… Ouais… Les décors aussi sont évocateurs au possible, chaos rocheux, caves sépulcrales, maisons bourgeoises, fêtes bavaroises, moulin en flamme.

Difficile de dire si ça a bien vieilli ou pas. C’est intemporel et la musique actuelle donnait une touche de modernité… Punaise, oubliez cette phrase… je vous ai dit que je n’étais pas bon critique. Par contre je suis bon public. J’ai bien aimé.

Par yanniG
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 21 novembre 2005


L'affiche du festival avait été choisie de longue date. Toute ressemblance... Hum... serait purement fortuite... Rehum.
...
Elles étaient dans l'air, ces violences.
Ce bruit, cette fureur. NTM a percé en 1991, et "Paris sous les bombes" date de 1995. Ils gueulaient pas assez fort, Morville et Coucou? Bon passons. Nuit de samedi à dimanche, au Méliès, quatorze films dans la face. Pas moyen de tout voir, pas le temps de tout décrire. Alors voici quelques mp3 et quelques images, du bruit et de la fureur.

Zombie, de Roméro, pour ouvrir le bal. Pour en parler, laissons la parole au Zombie futé, sur Matierefocale.com (cliquez l'image)

... Film mis en musique par les Goblins, groupe italien. Un extrait? C'est plus bas, akacliker.

Il y avait des stars ce samedi soir au Méliès à Montreuil. Il y avait Don Letts, le plus punk des documentaristes pour deux de ses films, sur les Doors et les clash.

 Image et extrait des clash, police and thieves:

Il tombait à pic, Melvin Van Peeble, avec Sweet Sweetback's Baadasssss Song, son film sur les discriminations policières dans les années 70, dans le 9-3 qui questionne la France à ce sujet. Il faut voir ce film qui ne perd rien en actualité. Blaxploitation.

A bientôt pour la suite.

 

Par yanniG
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 31 janvier 2006
Too weird to live, Too rare to die!

Un génie décalé en bute à Hollywood : Darren Aronofsky


On savait le cinéma américain de plus en plus frileux concernant la production de films sortant d’une façon ou d’une autre de l’ordinaire. Cette frilosité semble maintenant la censure financière ou de distribution, comme l’atteste de façon éloquente le dernier projet du jeune cinéaste virtuose Darren Aronofsky, dont le dernier film, The Fountain, déjà mis en attente pendant près de 2 ans se trouve bloqué et non distribué à cette heure alors qu’il est définitivement fini, sous prétexte de trop grande bizarrerie. Il faut désormais s’appeler David Lynch ou Martin Scorsese, ou bénéficier du soutien d’une star en plein éclat pour mener à bien des œuvres autres que des standards rebattus ou des navets avérés. Aronofsky en fait l’amère expérience, après quelques années le vent en poupe. Son parcours est exemplaire (comme son travail, pour l’instant) et nous allons nous intéresser ici à un des cinéastes les plus étonnants des 10 dernières années aux Etats-Unis.

Darren Aronofsky naît en 1969 à Brooklyn, New York, USA et après une éducation juive classique (dont certains aspects se ressentent dans son œuvre) entre à la prestigieuse université d’Harvard où il étudie le documentaire, l’animation et la fiction. Il conclut son apprentissage en 1994 avec Protozoa, son film de thèse, dans lequel il commence à expérimenter les techniques visuelles et de réalisation qu’il utilisera dans ses films ultérieurs.

Il travaille ensuite sur un projet de thriller mathématique étrange et ambitieux qu’il va écrire lui-même avec l’aide de son (excellent) acteur principal Sean Gullette. En 1996, mettant à contribution tous ses amis et connaissances, il finit par réunir les 60 000 $ (somme ridicule dans le milieu du 7ème art) nécessaires à la réalisation de son projet : Pi. Film quasi-expérimental filmé en noir et blanc reversal (saturé et hyper-réaliste) en utilisant la technique du hip hop montage (scènes tournées au ralenti puis repassées à vitesse normale et utilisation maximale d’effets sonores), soutenu par une bande son électro break beat froide et mécanique sous la houlette de Clint Mansell (avec des titres entre autres d’Orbital, Autechre, Aphex Twin, Roni Size ou Massive Attack…), il narre le parcours de Max, brillant mathématicien atteint de migraines intolérables et affligé de sociopathie et de paranoïa à des degrés extrêmes, qui, persuadé que l’intégralité de l’univers peut être compris comme un code chiffré, travaille à l’identification de patterns (structures répétitives) dans le marché des changes. Un certain nombre de rencontres (avec des cabalistes numérologues et l’émissaire de requins de Wall Street notamment) va accélérer se recherches et faire sombrer sa vie dans le chaos. Film vertigineux sur l’univers, la folie et les mathématiques, Pi est une œuvre étrange et ambitieuse qui fait figure d’OVNI dans le cinéma américain des années 90. Soutenue par une équipe d’excellents acteurs (le mot est faible), le film entraîne le spectateur dans une sorte de gouffre tant visuel et sonore que conceptuel dont il est dur de s’échapper, même après la fin du film. Succès esthétique et artistique indéniable, Pi, réalisé avec un budget ridicule, va remporter de nombreux prix (dont celui de la mise en scène à Sundance 1998) dans divers festivals et étonnamment un certain succès public (tout est possible !) rapportant plus de 50 fois son budget d’origine rien qu’aux Etats-Unis. L’attention des studios se tourne alors vers Aronofsky, bombardé jeune prodige du nouveau cinéma américain.


Son film suivant bénéficiera donc de moyens autrement plus importants (sans être un block buster) et sera interprété par des acteurs plus connus. Ce 2ème long métrage, c’est Requiem For A Dream, adaptation hallucinée du livre très dur de Hubert Selby Jr., un des écrivains favoris de Aronofsky, sur la drogue, la dépendance et la déchéance. Interprété notamment par Jared Leto, Marlon Wayans et Jennifer Connelly (chacun dans un de leurs meilleurs, voire leur meilleur rôle) et surtout l’hallucinante Ellen Burstyn (nominée fort justement pour sa performance aux oscars 2001), Requiem For A Dream narre le trajet parallèle d’une mère obsédée par la télévision et poussée à prendre de plus en plus de pilules amaigrissantes (proches de l’ecstasy) et de son fils, sa copine et son ami dealer, accros à la cocaïne et à l’héroïne. Descente aux enfers filmée comme un acid test, c’est un film incroyablement dur sur la déchéance narcotique et la douleur de vivre. Accompagné une nouvelle fois par une musique électronique obsédante de Clint Mansell (assisté du Kronos Quartet), Requiem pousse plus loin encore que Pi les recherches formelles et les expérimentations visuelles et de montage du réalisateur, le tout aboutissant à un shocker qui se ressent comme un speedball en lendemain de cuite. Couronné par de nombreux prix, cette adaptation par l’auteur lui-même (il joue un petit rôle dans le film) et par Darren Aronofsky d’un des romans les plus puissants de Selby Jr. (avec Le Saule, peut-être) ne se regarde pas facilement en entier, mais laisse l’impression durable d’une œuvre forte, qui grave son empreinte au vitriol dans un coin de nos cerveaux, et de nos tripes. Le film, malgré sa violence et des interdictions aux mineurs dans de nombreux pays, connaît un succès assez important et devient rapidement (et à raison) un film culte. Malgré sa bizarrerie, la difficulté et l’exigence de son travail, Aronofsky est bien vu des studios, son statut de petit génie veinard s’amplifiant, et il semble que, surfant sur la vague du succès avec la relative confiance des studios et des producteurs, tout doive lui réussir. Grossière erreur. C’est justement à partie de l’année suivante, 2001 que tout va s’enrayer et que le jeune cinéaste va voir ses ambitions artistiques bloquées par le conformisme, la paranoïa et la pingrerie des décideurs d’Hollywood.  

Plusieurs projets lui tiennent alors à cœur, dont des adaptations de Comics, spécialement le Ronin de Franck Miller, dont il est un grand fan (le noir et blanc brutal de Sin City l’ayant par ailleurs inspiré pour son premier film, Pi). Mais c’est sur un autre, encore plus ambitieux, qu’il a lui-même écrit, un long métrage de science-fiction se déroulant à 3 époques différentes et d’une certaine complexité (en tout cas en regard de la moyenne de la production US) qu’il se lance en 2001, avec dans le rôle principal rien moins que mister Brad Pitt, ce qui lui vaut à l’origine le soutien des producteurs. Malheureusement, l’interprète de Tyler Durdan (Fight Club) va, pour d’obscures raisons, abandonner son rôle alors que le film n’en est qu’à ses tout débuts, et c’est le projet entier qui se trouve mis en attente pendant près de 2 ans. Malgré ce revers, Aronofsky se remet au travail, et écrit un scénario adapté de la bande dessinée Batman : Year One, de l’inévitable Miller, sur les débuts du super héros. C’est lui qui doit normalement réaliser le projet, mais, deuxième déception, c’est finalement Chritopher Nolan (réalisateur des excellents Memento et Insomnia) qui se voit au dernier moment bombardé à la tête du projet, sur un nouveau scénario, à priori beaucoup plus classique. Ce sera Batman Begins, sorti il y a quelques mois, et qui d’après nos infos ne devrait pas rester dans les annales ni des films de Nolan, ni de la cinémathèque mondiale. Qu’à cela ne tienne, Darren n’a pas dit son dernier mot, et c’est maintenant sur une adaptation des fameux Watchmen, comic apocalyptique et puissant de Moore (From Hell…) et Gibbons, qu’il planche, projet auquel avait aussi pensé, sans pouvoir le réaliser, Terry Gilliam. Les fans retiennent leur souffle, mais nouveau coup de théâtre, c’est le film de 2001 prévu avec Brad Pitt et interrompu 2 ans auparavant, maintenant intitulé The Fountain, qui est remis sur les rails, avec toujours Aronofsky au scénario et à la mise en scène, mais avec de nouveaux acteurs, notamment Hugh Jackman et Rachel Weisz. Deux ans de travail plus tard, ce film extrêmement ambitieux, se déroulant sur 1000 ans avec 3 histoires en parallèle, se déroulant respectivement en 1535, en 2500 et au début du 21ème siècle, et qui paraît user de la SF pour lancer quelques interrogations majeures sur l’humanité et le sens de son parcours, est enfin fini. De l’avis des quelques heureux qui ont pu le voir, c’est un film révolutionnaire et majeur, une œuvre cinématographique de grande ampleur, et peut-être le meilleur film du réalisateur. Quand sortira-t-il ? La question mérite d’être posée, car cela fait plusieurs mois que la Warner Bros en suspend la distribution, ne sachant visiblement qu’en faire. Qualifié de « Too weird », ce long métrage prometteur d’un des nouveaux prodiges du cinéma américain est actuellement bloqué sans date de sortie, alors que la post production est entièrement achevée. On croit rêver ! Non, Hollywood l’a fait, et cela situe le niveau de ce qu’est et doit être actuellement le cinéma pour les grands studios US. Consternant et aberrant. Il y a quelque chose de pourri au royaume du cinéma d’Oncle Sam, et ça n’a pas l’air de s’arranger. Affaire à suivre en tous cas. En attendant de meilleures nouvelles, reste à voir ou revoir ses deux premiers longs, et à découvrir Below, film fantastique de déroulant dans un sous-marin, co-écrit et produit par lui et réalisé par David Twohy, et qui semble, sans toucher au chef d’œuvre, être un film pour le moins intéressant.    

Les films de Darren Aronofsky :

      Pi (1998), écrit par Darren Aronofsky et Sean Gullette, réalisé par Darren Aronofsky, avec Sean Gullette, Mark Margolis, Ben Shank, Pamela Hart…

 Un des films américains les plus étranges et les plus prenants des années 1990. Un thriller mathématique diabolique qui touche à la métaphysique sans perdre de son élan et de sa force. Excellemment joué par l’ensemble des acteurs, et très particulièrement Sean Gullette, exceptionnel en mathématicien génial et totalement borderline et Mark Margolis dans le rôle subtil de son vieux mentor. Un OVNI curieux et fascinant.

 -         Requiem For A Dream (2000), écrit par Darren Aronofsky et Hubert Selby Jr à partir de son livre, réalisé par Darren Aronofsky, avec Jared Leto, Ellen Burstyn, Marlon Wyans, Jennifer Connelly…

 Une plongée infernale et très éprouvante dans l’enfer de la drogue, légale ou non. Magistralement réalisé et fort bien joué, un film qui frappe là où ça fait mal, très mal. Très grand long métrage, même s’il est loin d’être facile à regarder jusqu’au bout. A noter la présence dans des seconds rôles de Hubert Selby Jr lui-même, peu avant sa mort, et de presque tout l’excellent groupe d’acteurs de Pi, Gullette et Margolis en tête (qu’on retrouvera aussi dans The Foutain). Indispensable et douloureux.

 -         The Fountain (2005), écrit par Darren Aronofsky et Ari Handel, réalisé par Darren Aronofsky, avec Hugh Jackman, Rachel Weisz, Alexander Bisping, Ellen Burstyn…

 Le GROS morceau de Aronofsky, attendu depuis près de 2 ans. Science fiction, voyages dans le temps et questionnement métaphysique sur l’humanité et la vie. Rien que ça, mais on compte sur lui pour avoir trouvé la puissance plutôt que la pesanteur ou la philosophie new age de bas étage. Sortie attendue sous peu, dès que les frères Warner se seront sortis les doigts du c.., soit, on l’espère, le plus vite possible, avec beaucoup de chance durant l’automne.

 En tant que scénariste et producteur :

 -         Below (2002), écrit par Darren Aronofsky, Lucas Sussman et David Twohy, avec Chuck Ellsworth, Crispin Layfield, Holt McCallany, Bruce Greenwood…

Les films de Darren Aronofsky :

Histoire de fantôme horrifique dans un sous-marin durant la 2ème guerre mondiale. Apparemment largement au-dessus de ce genre de production d’habitude (merci Darren), et semble-t-il particulièrement stressant et inquiétant. Pas vu, mais devrait valoir le coup d’œil.

 Pour ce qui est des possibles adaptations de Ronin ou Watchmen, pas d’infos récentes, mais le KrashWar reste sur la brèche et suit ces dossiers à la trace…            

 

Par NoWay
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 18 avril 2006

Ce film est très bien, tout drôle, une caresse rude à l'âme. Jouez avec Dupontel. Apportez des colis à l'Armée du Salut. Et avec le sourire je vous prie

 

... Et trouvez ici d'autres actions pour soutenir l'armée du salut.

Par yanniG
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 22 août 2006

à l’Est ça pète les plombs !




Parmi la production cinématographique trop souvent platement décevante des dernières années, dominée par des films de genre surclipés ou du sentimentalisme moral convenu, nombre des diamants les plus acérés discernables dans le lot viennent sans aucun doute de l’Orient extrême.

Cap à l’Est ! C’est dit.




A côté de valeurs désormais reconnues comme le japonais
Kitano (panoramique complet dans un futur KrashWar) ou le hong-kongais Wong Kar Wai (Nos années sauvages, In the mood for love, 2046), d’autres auteurs moins diffusés commencent peu à peu à arriver. C’est le cas d’abord de Kim Ki-Duk, incroyable et éclectique metteur en scène Sud-Coréen, scénariste de tous ses films et acteur à ses heures, et réalisateur de pas moins de 10 films depuis 1996. Tous n’ont pas été encore été vus, et certains sont toujours indisponibles en Occident, mais on se permet ici de signaler quelques joyaux, mêlant beauté plastique à couper le souffle et trash émotionnel surpuissant, univers vaste et spécifique digne des grands créateurs du cinéma mondial. Les 4 petites perles vues pour l’instant du maître :

- L’île (2000) avec Suh Jung, Kim Yoo-suk, Park Sung-hee, Jo Jae-hyeon et Jans Hang-seon. Dur et splendide.

- The Coast Guard (2002) avec Jang Dong-gun, Kim Jeong-hak, Yu Hae-je, Park Ji-ah… Un soldat sud-coréen vrille totalement et entraîne une base entière dans la paranoïa et la folie. Yeah !

- Printemps, été, automne, hiver… et printemps (2003) avec Oh Yeong-su, Kim Ki-duk, Kim Young-min, Seo Jae-kyeong, Ha Yeo-jin… Film bouddhiste contemplatif, symbolique et magistral. Chef d’œuvre absolu (et je mâche mes mots !).

- Samaria (2004) avec Kwak Ji-min, Seo Min-jeong, Lee Eol…

 

Dans un style totalement différent, on ne peut aussi que recommander à ceux qui ont le cœur et les tripes bien accrochées la radicalement violente trilogie sur la vengeance du sud-coréen Park Chan-wook, dont seul le 2ème , Old Boy, prix spécial du jury de Tarantino à Cannes en 2004, est vraiment connu. Autant dire que c’est le seul que j’ai pu voir, mais je me permets néanmoins de recommander la trilogie en entier (Gusano vantant d’ailleurs aussi les mérites du premier. Donc, la trilogie :

Sympathy for Mr Vengeance (2002) avec Song Kang-ho, Shin Ha-kyun, Bae Du-na…

Old Boy (2003) avec Choi Min-sik, Yeo Ji-tae, Kang Hye-Jeong… L’homme au marteau… Une grosse grosse claque dans ta petite tête !

Lady Vengeance (2005) avec Lee Yeong-ae, Choi Min-sik, Go Su-Hee…

Autre trilogie, mais cette fois dans le domaine du polar mafieux de Hong Kong avec les Infernal Affairs I, II & III de Andrew Lau et Alan Mak, le premier, seul que j’ai pu voir (encore une fois !) est le cœur de l’embrouille, film diabolique, manipulateur et paranoïaque opposant deux balances, l’une de la police, l’autre de la mafia, dans un jeu pervers et mortel. Images splendides, excellent scénario et acteurs irréprochables. Du film policier de balle comme on aimerait en voir plus souvent, d’ailleurs repéré (et encensé) par Martin Scorsese qui compte en faire un remake. Si les numéros 2 et 3, réalisés par la même équipe sont du même tonneau , c’est du tout bon pour les longues nuits d’été. Reste juste à les trouver.

 

Infernal Affairs (2002) avec Andy Lau, Tony Leung Chiu Wai, Anthony Wong, Eric Tsang, Kelly Chen…

Infernal Affairs ll (2003) Prequel du précédent. Le parcours de jeunesse des 2 ‘héros’.

Infernal Affairs lll (2003) 10 mois après le premier. Et c’est reparti !

 

Enfin, pour les amateurs d’art et de pinard au clair de lune, nous ne pouvions manquer d’attirer l’attention de nos éclairés lecteurs sur le film superbe du sud-coréen (encore !) Im Kwon-taek sur la vie du peintre ‘Ohwon’, maître de son art mais aussi homme possédé par l’alcool et le désir, être inspiré mais aussi instable et parfois violent. Ça paraît bateau comme ça, mais c’est joué par l’acteur principal d’Old Boy, Choi Min-sik qui est absolument mortel, et le film en entier est une splendeur et un des plus grands films du cinéma sur l’art et la peinture (avec des œuvres comme Van Gogh de Maurice Pialat avec le grandiose Jacques Dutronc).

Soit : Ivre de femmes et de peinture (2002) de Im Kwon-taek, avec Choi Min-sik, Ahn Sung-ki, You Hon Jeong…

 

By NoWay

 

Par NoWay
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 25 août 2006
 Cliquez sur ces culs qui s'en vont dans le lointain pour un film gallois bien sympatique. Vu au festivals silhouettes des Buttes Chaumont
Par yanniG
- Voir les 6 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus