Frankenstein en Ciné Mix au Méliès : « Hes alive » report

Je suis le seul krasheur basé en région parisienne, et le moins mélomane du tas. N’empêche que nous ne pouvions passer à côté des 8èmes rendez-vous électroniques. J’ai séché la techno-parade, il fallait tout de même que je me rattrape. Pas chié, une fois de plus j’ai choisi de me vautrer sur un fauteuil de cinoche. Mais à proximité du laboratoire sonore de Signal Electrique dans la grande salle du Méliès, Bien remplie.
Un Ciné Mix, c’est quoi ? Simple : Un film culte, et de la musique vivante par dessus. C’est un retour aux origines, puisqu’aux temps glorieux du cinéma muet, il y avait toujours un pianiste, voire un orchestre qui s’occupait de la bande son en direct. Au bout du compte, on obtenait une œuvre totale adaptée au goût du public du moment. Les parisiens entendaient autre chose que les new-yorkais pendant les Buster Keaton. C’est un aspect du cinéma qui trouve un regain d’intérêt depuis quelques années. La restauration des films de Buster keaton, justement, est passé par une nouvelle BO confiée à Joe Hisaichi.
J’avais déjà vu une telle performance lors du dernier festival Travelling. Encore pour un monstre sacré, le King Kong de 1933. Là c’était clavier, percus et excès vocaux. Lundi 12 septembre, c’était Frankenstein qui était revisité. Le premier. Celui de 1931, de James Whale. Avec Boris Karloff.
Blouse de Labo sanglante, assistant grimé en Igor, Signal Electrique avait soigné aussi sa mise en scène et au pieds de l’estrade, leur espace de platines, samplers et tables de mix avait un faux air de labo de savant fou sous la lumière livide de l’écran.
Contrairement à ce que j’avais pu craindre à l’aune de ce que j’avais vu sur King Kong, Mort-el-vivant, la création musicale, n’écrasait en rien la bande sonnore originale. Bien dosés, les samples technos soulignaient et renforçaient à la fois les dialogues et les sons du film.
Hum… Je ne suis guère capable de faire mieux en matière de critique musicale. Faites vous une idée par vous-même ici. Et je mets bientôt un site à zike sur eux.
Quant au film proprement dit… Grmml. Exceptionnel. Boris Karloff est vraiment un acteur émouvant. Il faut vraiment être subtil pour jouer un tel personnage… Ouais… Les décors aussi sont évocateurs au possible, chaos rocheux, caves sépulcrales, maisons bourgeoises, fêtes bavaroises, moulin en flamme.
Difficile de dire si ça a bien vieilli ou pas. C’est intemporel et la musique actuelle donnait une touche de modernité… Punaise, oubliez cette phrase… je vous ai dit que je n’étais pas bon critique. Par contre je suis bon public. J’ai bien aimé.
