Fury Fest

Publié le par NoWay

Gigantisme métalleux : la 5ème Fury Fest au Mans les 24-26 juin 2005.

 

 

 

De nombreuses rumeurs de disparition de ce festival de métal et de hardcore avaient circulé l’année dernière après une 4ème édition largement déficitaire malgré un remplissage quasi-optimal durant toute sa durée, la faute à une sécurité privée ruineuse (plus de 150 000 euros apparemment) qu’il avait fallu appeler au dernier moment suite au refus des autorités locales de l’assurer eux-mêmes. Mais la Fury Fest revient contre toutes les prédictions alarmistes pour une 5ème année, toujours sur le circuit des 24 h. du Mans, le concept du festival et ses dettes ayant été rachetés par une compagnie allemande (d’après nos informations très secrètes), mais le jeune organisateur d’origine, Ben, étant toujours à la tête de ce projet devenu gigantesque. La Fury Fest a enfin débuté il y a 5 ans comme un festival de taille réduite avant de grossir peu à peu, toujours suivie par le public, pour atteindre le gigantisme de l’année dernière (aussi au Mans) avec près de 80 groupes sur l’ensemble du festival et près de 15 000 spectateurs par soir. Doit-on se féliciter de ce que la Fury Fest soit devenu l’un des plus grands festivals européens de métal ? La question mérite d’être posée, car si certains membres du KrashWar ont assisté avec grand plaisir à la 3ème édition Halle de la Trocardière à Nantes, certaines voix dont celle de notre ami King Law dénoncent la taille aberrante atteinte par la Fury Fest depuis l’année dernière, le fait de se retrouver noyé au milieu de 15 000 personnes, le plus souvent fort loin des scènes, dans une ambiance de fête à l’américaine où la majorité des groupes jouent tout juste une demi-heure n’étant pas exactement la panacée imaginée par certains fans ou adeptes du rock extrême, notamment tous ceux qui apprécient une certaine proximité et un certain contact avec les groupes ou encore l’immonde engeance des Punks et apparentés qui apprécient peu les dérives commerciales massives d’un festival où sans parler des places et du camping, nourriture et boisson atteignent des prix prohibitifs. Ces esprits chagrins peu adeptes de business à grande échelle ou réfractaires aux marées humaines risquent de peu apprécier cette 5ème édition, qui se veut plus énorme encore que l’année dernière, avec plus de groupes (près de 100 cette année), plus de monde encore, espèrent-ils, et sans doute dans le but d’éponger au plus vite les dettes des années passées, des places au prix devenu franchement prohibitif, puisqu’il ne faut pas compter moins de 45 euros (eh oui, 300 balles !) pour une journée et que le passe pour les 3 jours n’est pas à moins de 105 euros (soit environ 700 piécettes de la défunte monnaie nationale). Autant dire qu’on a peu de chances sauf à envisager une rencontre inespérée au fond d’un square avec une vieille bourgeoise richissime et peu douée pour les arts martiaux de croiser des Punks à chiens, de jeunes fans ou les nécessiteux du Hard Rock. RMIstes et chomeurs, s’abstenir, telle semble être la nouvelle ligne directrice d’un festival où le merchandising et la publicité se sont taillés une place de choix, au grand désespoir des vieux adeptes de l’esprit More Music, Less Business qui semblait souffler lors des toutes premières éditions. Mais passons maintenant, pour tous ceux dont le porte-monnaie permet ce sacrifice et à qui les vagues humaines de hardcoreux et de métalleux ne font pas peur à ce qui est néanmoins le gros point fort de ce festival, et particulièrement cette année : la programmation, énorme, que nous allons détailler jour par jour, les concerts commençant vers les 13 h. et se finissant vers les 1h. du matin avec des temps de passage allant (je crois ?...) de 20 mns à 1 h pour les plus grosses têtes d’affiche, et ce sur 3 scènes différentes (2 principales et une annexe).

 

 

 

Le vendredi 24 sera définitivement la soirée des monstres vivants (voire ?...) du Métal et du Hard Rock avec rien moins que Slayer (que sont-ils devenus ?), Megadeath, Motorhead et Anthrax en têtes d’affiche. Une sacrée brochette d’anciens dont il faut espérer qu’ils n’ont pas été trop momifiés par plus de 20 ans au service du R’N’R. A côté, des groupes assez intéressants comme Dimmuborgir, Kreator ou Mastodon (recommandé par le KrashWar) et surtout l’incroyable projet Fantomas de l’ex Faith No More Mike Patton. On verra aussi pour les groupes français Lofofora (pour ceux qui aiment … ?), BlackBombA ou Inside Conflict (à voir) ainsi que Napalm Death, dont on se demande s’ils auraient vraiment dû continuer depuis le départ voilà 15 ans de leur batteur Mick Harris (les fans vont m’abattre).

 

 

 

Très grosse soirée Heavy et Métal donc ce vendredi avec de vieilles gloires et quelques excellents projets plus récents.

 

 

 

Le samedi 25 sera quant à lui beaucoup plus orienté Hardcore (il en faut aussi !) avec des légendes comme Sick Of It All (excellents il y a 2 ans), Madball (idem) et des groupes mêlant hardcore et m étal comme Envy (très bon !), 25TALIFE ( ??), Most Precious Blood ou les français de Right4Life. A noter aussi dans un registre plus mélodique la présence de groupes tels Stretch Armstrong ou Murphy’s Law.

 

 

 

Du bon HeadBang en prévision donc, mais l’indiscutable tête d’affiche de la journée reste pour le KrashWar les américains de Neurosis, combo de Dark Métal malsain, puissant et ravageur, à ne louper sous aucun prétexte.

 

 

 

Enfin, une ambiance plus légère et plus punk le dimanche avec les Nevrotic Explosion (en interview dans ce numéro), les Misfits, les UncommonMenFromMars et dans les têtes d’affiche The (International) Noise Conspiracy, groupe assez intéressant avec des exs de Refused, Pennywise et Millencolin (melodic style), Turbonegro ou les légendaires speed-punks d’Exploited menés par l’increvable Wattie.

 

 

 

Mais l’ENORME événement de la journée sera bien sûr le concert de sir Jello Biaffra, ancien leader mythique des Dead Kennedys ou de groupes comme LARD (avec Ministry), activiste gauchiste, écolo radical et bête de scène absolue (on espère que c’est toujours vrai !) qui fera à la Fury Fest son unique concert européen avec les excellents Melvins. Un frisson passera le long des échines quand cette vieille légende du punk entrera sur scène ! Reste à espérer que le concert aussi soit légendaire.

 

 

 

Prog. excellente donc mais tarifs de psychopathes pour cette industrie française du métal sur 3 jours. Le flyer avec la playlist complète (près de 100 groupes) se trouve pour les amateurs sur www.forumfr.com/sujet3249-fury-fest-2005.html.

 

 

 

Who sold his soul to the god Rock’N’Roll  ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Musik

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H
et bien je connaissaišs pas ce festival, chez nous il y a les Eurokéennes. Je valide ton site sur mon annuaire, j'adore la musique... sauf l'accordéon ! A
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